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Actualités - Chronologie

Aznar contre-attaque face aux accusations de mensonge d’État

Le gouvernement espagnol de José Maria Aznar a contre-attaqué hier face aux accusations de mensonge d’État, réaffirmant avoir dit « la vérité et toute la vérité » sur les attentats du 11 mars à Madrid, et rendant publics, à l’appui, des documents confidentiels des services secrets. Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement Eduardo Zaplana et le ministre de l’Intérieur Angel Acebes ont nié farouchement avoir, à des fins électorales, attribué hâtivement les attentats à l’organisation armée basque ETA, tout en taisant que la piste islamiste était privilégiée. Pour étayer cette affirmation, le gouvernement a exceptionnellement déclassifié des documents confidentiels, notamment un rapport des services secrets qui, le 11 mars à 15h51, soit plus de huit heures après les explosions, indique : « Nous considérons de façon quasiment sûre que l’organisation terroriste ETA est l’auteur de ces attentats. » Ce document ajoute : « Jusqu’à présent, on ne peut affirmer qu’une quelconque organisation liée au jihad (guerre sainte) international puisse être responsable de l’exécution de ces attentats, en dépit de l’existence de certaines similitudes quant aux processus utilisés et à l’objectif générique attaqué, un moyen de transport public comme ceux réalisés par des groupes terroristes islamistes radicaux. Les coïncidences sont logiques dans un attentat de cette ampleur. » M. Acebes a aussi assuré que le gouvernement avait fait publiquement état de la piste islamiste dès qu’il en avait eu connaissance, soit après que des détonateurs et une cassette contenant des versets du Coran eurent été trouvés par les policiers dans une fourgonnette abandonnée à Alcala de Henares, ville d’où étaient partis les trains attaqués. Le porte-parole du gouvernement a également nié avoir exercé des pressions sur les médias pour qu’ils insistent sur la culpabilité de l’ETA.
Le gouvernement espagnol de José Maria Aznar a contre-attaqué hier face aux accusations de mensonge d’État, réaffirmant avoir dit « la vérité et toute la vérité » sur les attentats du 11 mars à Madrid, et rendant publics, à l’appui, des documents confidentiels des services secrets.
Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement Eduardo Zaplana et le ministre de l’Intérieur Angel Acebes ont nié farouchement avoir, à des fins électorales, attribué hâtivement les attentats à l’organisation armée basque ETA, tout en taisant que la piste islamiste était privilégiée.
Pour étayer cette affirmation, le gouvernement a exceptionnellement déclassifié des documents confidentiels, notamment un rapport des services secrets qui, le 11 mars à 15h51, soit plus de huit heures après les...