La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a multiplié hier, au deuxième jour de sa visite à Ankara et peu avant son départ pour Israël, les assurances quant au maintien de l’unité irakienne. Le ministre turc des Affaires étrangères a favorablement accueilli ces déclarations, tentant de minimiser les tensions occasionnées par la question irakienne et affirmant que le « partenariat stratégique » États-Unis-Turquie était toujours d’actualité. Déjà passablement assombries depuis le début de la guerre en Irak, les relations turco-américaines ont connu un nouveau refroidissement après les élections irakiennes du 30 janvier. Ankara redoute que les Kurdes irakiens ne fondent, si les États-Unis ne s’y opposent pas, un État indépendant dans le nord de l’Irak, ce qui pourrait raviver les aspirations séparatistes de sa propre minorité kurde. Mme Rice a également répondu à une autre inquiétude d’Ankara, concernant l’inaction des troupes US face à la présence de quelque 5 000 rebelles kurdes du PKK (rebaptisé Kongra-gel) dans le Kurdistan irakien. Elle n’a cependant pas préconisé le recours à une intervention militaire contre cette organisation considérée comme terroriste par Washington et Ankara. Elle a plutôt appelé de ses vœux la poursuite de la collaboration entre la Turquie, l’Irak et les États-Unis sur ce sujet ainsi que la recherche de voies non militaires, comme l’assèchement des ressources financières du PKK, pour mettre un terme à ses activités.
La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a multiplié hier, au deuxième jour de sa visite à Ankara et peu avant son départ pour Israël, les assurances quant au maintien de l’unité irakienne. Le ministre turc des Affaires étrangères a favorablement accueilli ces déclarations, tentant de minimiser les tensions occasionnées par la question irakienne et affirmant que le « partenariat stratégique » États-Unis-Turquie était toujours d’actualité. Déjà passablement assombries depuis le début de la guerre en Irak, les relations turco-américaines ont connu un nouveau refroidissement après les élections irakiennes du 30 janvier. Ankara redoute que les Kurdes irakiens ne fondent, si les États-Unis ne s’y opposent pas, un État indépendant dans le nord de l’Irak, ce qui pourrait raviver les aspirations...
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