L’Armée républicaine irlandaise (Ira) a retiré mercredi une offre de désarmement de ses combattants, portant un nouveau coup aux efforts de paix anglo-irlandais pour l’Irlande du Nord. L’Ira n’a pas menacé d’en revenir à la violence, mais son initiative met en évidence l’impasse politique où se trouve la province depuis que le mouvement de guérilla s’est vu imputer par Londres et Dublin la responsabilité de la spectaculaire attaque d’une banque de Belfast en décembre. Les Premiers ministres de Grande-Bretagne et d’Irlande ont déclaré mardi que le refus de l’Ira de se désarmer et de mettre fin à ses activités paramilitaires était le seul obstacle à un rétablissement du gouvernement de partage du pouvoir instauré dans le cadre de l’accord de paix du vendredi saint, en 1998. L’Ira s’insurge contre les soupçons portés sur elle après l’attaque de la Northern Bank de Belfast. « La paix ne peut être construite sur des ultimatums, des accusations fausses et malveillantes ou de mauvaise foi », affirme l’organisation.
L’Ira a déjà agi de manière similaire dans le passé, en réponse à des crises du processus de paix, et sa déclaration ne semble pas mettre en danger immédiat le cessez-le-feu de 1997. En décembre, une tentative anglo-irlandaise de rétablir le gouvernement de partage du pouvoir dans la province a buté sur la question du désarmement de l’Ira. L’organisation se dit prête à se désarmer dans le cadre d’un accord global. Mais, dénonçant une « humiliation » inacceptable, elle refuse que des photos de la destruction des armes soient prises, ainsi que le réclament les unionistes protestants.
L’Armée républicaine irlandaise (Ira) a retiré mercredi une offre de désarmement de ses combattants, portant un nouveau coup aux efforts de paix anglo-irlandais pour l’Irlande du Nord. L’Ira n’a pas menacé d’en revenir à la violence, mais son initiative met en évidence l’impasse politique où se trouve la province depuis que le mouvement de guérilla s’est vu imputer par Londres et Dublin la responsabilité de la spectaculaire attaque d’une banque de Belfast en décembre. Les Premiers ministres de Grande-Bretagne et d’Irlande ont déclaré mardi que le refus de l’Ira de se désarmer et de mettre fin à ses activités paramilitaires était le seul obstacle à un rétablissement du gouvernement de partage du pouvoir instauré dans le cadre de l’accord de paix du vendredi saint, en 1998. L’Ira s’insurge...
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