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Le procès Jackson et la sélection des jurés ajournés à lundi(photo)

Le procès de Michael Jackson (notre téléphoto AFP) devant un tribunal de Californie a été ajourné mardi, à son deuxième jour, et reprendra lundi pour la suite de la sélection des jurés, une étape technique mais déterminante pour l’issue de l’affaire. Le juge Rodney Melville a fixé la prochaine audience à lundi, la première phase de sélection du jury s’étant achevée plus tôt que prévu. Le chanteur est accusé d’avoir commis des abus sexuels sur un garçon âgé de 13 ans au moment des faits, en 2003, dans sa propriété de Neverland, près de Santa Maria. Il soutient de son côté que la plainte vise à lui extorquer de l’argent. L’histoire n’est pas nouvelle. Le procureur de la ville de Santa Barbara, Thomas Sneddon, a en effet depuis des années le chanteur dans le collimateur, ayant déjà instruit en 1993 contre Michael Jackson un dossier similaire à celui pour lequel il est jugé depuis lundi. Mais ses efforts à l’époque sont restés vains, le chanteur, pour éviter un procès, ayant finalement accepté un règlement à l’amiable avec les parents du garçon de 13 ans qui avaient engagé des poursuites contre lui. Les avocats du chanteur ont demandé en vain sa révocation, affirmant qu’il éprouve « une haine personnelle» contre Michael Jackson. D’ailleurs, en 1995, Michael Jackson avait déjà entamé une vengeance musicale contre son procureur. Du coup, la vengeance musicale de Michael Jackson fait feu de tout bois contre le procureur, avec des mises en cause personnelles: «Don Sheldon est un homme froid, rien ne l’arrêtera pour parvenir à ses ambitions politiques»: Michael Jackson, en changeant à peine le nom, critiquait dans une chanson de l’album HIStory le procureur à l’origine de son inculpation, Thomas Sneddon. «Ils veulent ma peau, mort ou vif, tu sais il a vraiment essayé de me prendre par surprise. Je parie qu’il est envoyé par la CIA. Il ne fait pas la moitié de ce qu’il dit », dit le texte de la chanson. «Je parie qu’il n’a même pas de vie sociale, penses-tu qu’il soit proche des KKK (Ku Klux Klan, organisation raciste américaine)», dit la chanson qui critique aussi ses «ambitions politiques». «Il veut ton vote juste pour rester TA», poursuit le texte, en référence à « DA », le district Attorney, ou procureur de la république qui, aux États-Unis, est élu. «J’ai des choses plus importantes à faire dans ma vie que d’écouter une chanson d’un type que tout le monde appelle Jacko Wacko (Jacquot le fou)», avait rétorqué M. Sneddon, selon des déclarations de l’époque retrouvées sur le site Internet de la chaîne de télévision spécialisée dans les affaires de justice, Court TV. En 2003, au moment où Michael Jackson a été inculpé une deuxième fois par le même procureur, un autre site (Fox News) titrait de façon prémonitoire: «La chanson de Jacko au sujet du procureur pourrait le hanter.»
Le procès de Michael Jackson (notre téléphoto AFP) devant un tribunal de Californie a été ajourné mardi, à son deuxième jour, et reprendra lundi pour la suite de la sélection des jurés, une étape technique mais déterminante pour l’issue de l’affaire. Le juge Rodney Melville a fixé la prochaine audience à lundi, la première phase de sélection du jury s’étant achevée plus tôt que prévu.
Le chanteur est accusé d’avoir commis des abus sexuels sur un garçon âgé de 13 ans au moment des faits, en 2003, dans sa propriété de Neverland, près de Santa Maria. Il soutient de son côté que la plainte vise à lui extorquer de l’argent.
L’histoire n’est pas nouvelle. Le procureur de la ville de Santa Barbara, Thomas Sneddon, a en effet depuis des années le chanteur dans le collimateur, ayant déjà instruit...