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« La circonscription la plus difficile »

C’est en redescendant les escaliers du siège du Conseil supérieur chiite, à l’issue d’un entretien avec cheikh Abdel Amir Kabalan, que l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, a fait part hier de son intention de se présenter aux législatives dans la circonscription « la plus difficile », à savoir la deuxième de Beyrouth, d’après le projet de loi soumis à la Chambre. Interrogé par les journalistes à la fin de l’entrevue, M. Hariri s’est refusé à lier sa visite chez le vice-président du CSC à la présence d’un fort électorat chiite dans la circonscription en question. « En réalité, nous avons évoqué les élections de manière générale. Il est difficile ces jours-ci de se rencontrer au Liban et de ne pas parler des élections », a-t-il déclaré. « Toutefois, discuter des chiites, des Arméniens et des sunnites n’est pas notre affaire. Il est faux de supposer qu’il existe un problème entre les gens. Nous avons de bonnes relations avec tout le monde et les résultats des dernières élections l’ont prouvé. Le prochain scrutin prouvera qu’il n’y a pas de barrières entre les gens », a-t-il ajouté. Interrogé sur les déclarations faites la semaine dernière par le ministre de l’Intérieur, Sleimane Frangié, qui avait menacé de redistribuer les cartes si l’opposition chrétienne s’alliait à lui, M. Hariri a répondu : « Le “boulot” du ministre de l’Intérieur est-il de semer la discorde ou d’unifier ? » Enfin, alors que l’ancien chef du gouvernement était reparti, une journaliste a tenté de le suivre et lui a demandé de loin s’il avait décidé dans quelle circonscription il se présenterait. M. Hariri s’est alors retourné et répondu : « Dans la plus difficile. » Interrogé à son tour, cheikh Kabalan a rappelé qu’il était en faveur de la proportionnelle avec circonscription unique. Il s’est toutefois abstenu de manifester une quelconque préférence pour les candidats, affirmant que les chiites (de Beyrouth) « s’allieront à toute personne qui servira le Liban et l’unité nationale ». À la question de savoir s’il leur était possible de se ranger aux côtés de M. Hariri, il a répondu qu’il n’y avait « aucun problème » là-dessus. « C’est un homme que nous respectons », a-t-il dit.

C’est en redescendant les escaliers du siège du Conseil supérieur chiite, à l’issue d’un entretien avec cheikh Abdel Amir Kabalan, que l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, a fait part hier de son intention de se présenter aux législatives dans la circonscription « la plus difficile », à savoir la deuxième de Beyrouth, d’après le projet de loi soumis à la Chambre.
Interrogé par les journalistes à la fin de l’entrevue, M. Hariri s’est refusé à lier sa visite chez le vice-président du CSC à la présence d’un fort électorat chiite dans la circonscription en question. « En réalité, nous avons évoqué les élections de manière générale. Il est difficile ces jours-ci de se rencontrer au Liban et de ne pas parler des élections », a-t-il déclaré.
« Toutefois, discuter des chiites, des...