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Changes et Bourses L’euro recule, mais limite ses pertes avant le G7

Après une passagère incursion au-dessus du seuil de 1,31 $ (à 1,3125 $) dans la matinée sur les places européennes, profitant toujours d’un bon indice allemand Ifo et d’une éventuelle réévaluation du yuan chinois, l’euro s’est nettement replié dès l’ouverture des marchés US sur des ventes bénéficiaires en faveur du billet vert. Ce mouvement est intervenu après l’annonce par le département US du Commerce que les commandes de biens durables aux États-Unis ont progressé de 0,6 % en décembre contre 1,8 % en novembre malgré un mauvais mois pour l’aviation US. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que cette hausse est la 3e enregistrée en quatre mois et que sur l’ensemble de l’année 2004, les commandes ont progressé de 10,9 %, la plus forte depuis 1994, contre 3 % en 2003 et deux années de recul en 2002 et 2001. Par ailleurs, le dollar a également profité de l’augmentation moins forte qu’attendu des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis. Celles-ci ont progressé de 7 000 au lieu de 12 000, comme anticipé, pour totaliser seulement 325 000 au cours de la semaine achevée le 22 janvier par rapport à la précédente. Dans ce contexte, les opérateurs ont passé outre à l’annonce par Istat dans la matinée que l’Italie a dégagé un excédent commercial de 1,256 mld EUR en 2004 avec les pays situés hors de l’Union européenne après un excédent de 2,95 mlds EUR un an plus tôt. Ils ont donc estimé devoir se repositionner sur le dollar aux dépens de l’euro à la lumière des nouvelles statistiques US qui pourraient paver la voie à un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire mercredi prochain. Pourtant, les nouvelles selon lesquelles la Chine semblait prête à discuter de la question du yuan, lors de la prochaine réunion du groupe des Sept (G7) à la fin de la semaine prochaine, n’ont pas permis au dollar de recouvrer tout le terrain qu’il avait abandonné la veille. En effet, l’euro est parvenu à se négocier finalement à New York sur un ton hésitant à la baisse à 1,3035 $ contre 1,3070 $ la veille, en léger repli de 0,28 %. Les Bourses mitigées La Bourse US s’est installée dans le rouge hier sur des ventes bénéficiaires, se montrant moins unanime à la hausse malgré les bons chiffres économiques et des résultats de sociétés généralement encourageants. Les investisseurs, qui avaient déjà pris en compte tous ces facteurs positifs, semblent d’ores et déjà craindre un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Fed, estimant devoir engranger les gains que leur procure la récente envolée de la cote. Quant aux Bourses européennes, elles ont terminé sur une légère hausse, stimulées par le recul de l’euro et les bonnes statistiques US. En outre, la publication par Strategy Analytics de statistiques montrant que les ventes mondiales de portables ont atteint un nouveau record en 2004 avec 684 millions d’unités contre 517 millions en 2003 a soutenu les sociétés de ce secteur (Siemens, Nokia, Alcatel...). À la Bourse de Beyrouth, une chasse aux bonnes affaires a permis à Solidere de recouvrer tout le terrain qu’elle avait perdu depuis le début de la semaine avec le rebond des actions A de 8,21 à 8,50 $ et des actions B de 8,32 à 8,46 $. Élie KAHWAGI

Après une passagère incursion au-dessus du seuil de 1,31 $ (à 1,3125 $) dans la matinée sur les places européennes, profitant toujours d’un bon indice allemand Ifo et d’une éventuelle réévaluation du yuan chinois, l’euro s’est nettement replié dès l’ouverture des marchés US sur des ventes bénéficiaires en faveur du billet vert. Ce mouvement est intervenu après l’annonce par le département US du Commerce que les commandes de biens durables aux États-Unis ont progressé de 0,6 % en décembre contre 1,8 % en novembre malgré un mauvais mois pour l’aviation US. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que cette hausse est la 3e enregistrée en quatre mois et que sur l’ensemble de l’année 2004, les commandes ont progressé de 10,9 %, la plus forte depuis 1994, contre 3 % en 2003 et deux années de...