Le Paris-SG, qui a concédé mercredi son 4e nul de rang en Ligue 1 de football, face à Istres (2-2), lors de la 23e journée, semble condamné à errer jusqu’au terme de la saison autour d’une 10e place qui lui correspond parfaitement, celle d’une équipe sans génie et hagarde.
Candidat déclaré au titre, le PSG, dauphin de Lyon l’an dernier, ne sera pas parvenu une seule fois à battre un promu, enregistrant en six confrontations autant de matchs nuls qui l’incitent, déjà, au creux de l’hiver, à faire le deuil de ses ambitions européennes via le championnat.
Au coup d’envoi, du fait des absences (Mbami, Rothen et Cissé blessés, Cana et Mendy suspendus), le milieu de terrain confectionné par Vahid Halilhodzic avait tout du bricolage avec notamment la présence du défenseur vétéran Helder.
Malgré cela, et malgré l’ambiance déprimante du Parc, le PSG était tout de même parvenu, à l’heure de jeu, à faire la différence sur un exploit personnel du même Helder (30) puis sur un but – quasi inespéré – de Pauleta (52).
Mais pour le PSG 2004-05, à chaque solution son problème. Relancé sur le terrain du doute par un penalty (61), accordé pour une main involontaire de Pichot, l’effectif parisien a de nouveau fait la démonstration de sa fragilité, au point de se faire rejoindre au score par la lanterne rouge (82), dans un scénario affligeant de fatalisme.
Un énième coup du sort qui engendrait toujours les mêmes mots chez Vahid Halilhodzic : « Ce penalty pour Istres est quand même bizarre. » « Mon équipe doute, manque de réussite, de rigueur. » « C’est un scénario invraisemblable, une frustration énorme. »
« Pour les quatre derniers matchs, on avait programmé beaucoup plus que 4 points », avouait le technicien franco-bosniaque.
« Provocation »
Même si les paradoxes d’une équipe invaincue en 2005 – contrairement à Lyon (1er) et Lille (2e) par exemple – pourraient prêter à sourire, le capitaine José Pierre-Fanfan tenait, lui, à faire dans le réalisme, quitte à verser dans le pessimisme.
« On avait un calendrier idéal en janvier, mais on est passé à côté. Cette saison est un calvaire. Et il ne faut pas rigoler, il y a un maintien à assurer », lâchait le défenseur du PSG.
« Il faut être lucide, on ne peut pas repousser tous les week-ends les échéances. Il faut quasiment faire le deuil de nos ambitions européennes. Le nouvel objectif, c’est peut-être de préparer l’avenir », analysait-il plus justement.
Car avec neuf points de retard sur le premier européen, Monaco (4e), et autant d’avance sur le premier relégable Strasbourg (18e), le PSG, 10e, est à sa place. Celle d’une équipe moyenne, même si Halilhodzic – pour qui prononcer le mot maintien est une « provocation » – avait encore du mal à s’en convaincre.
« Si ça continue comme ça, obtenir une place en Coupe d’Europe ne sera pas possible », confessait-il tout juste du bout des lèvres.
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