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Auto Eddie Jordan ou la rock’n roll attitude dans la F1

Ancien organisateur de concerts et lui-même batteur, l’Irlandais Eddie Jordan, avec son bouc et ses petites lunettes à la mode, a apporté une touche de folie dans le monde sans pitié de la Formule 1 durant ses quatorze années passées sur les circuits. De pitié, la F1 n’en a pas eu pour celui qui fit débuter en 1991 l’Allemand Michael Schumacher, aujourd’hui septuple champion du monde, puisque Jordan a annoncé lundi avoir dû se résoudre à vendre son écurie au groupe d’investissements à capitaux russes Midland. D’abord vertes comme son Irlande natale, les monoplaces de Jordan ont vite revêtu une livrée jaune permettant de transformer les museaux en têtes d’abeille, de guêpe ou de serpent. Né le 30 mars 1948 à Dublin, Edmund Jordan pensait devenir dentiste avant de quitter l’école pour devenir employé de banque. Il intégrait ainsi la Bank of Ireland en 1967. Trois ans plus tard, il participait à sa première course de kart à Jersey. La passion du sport automobile ne devait plus le lâcher. Après avoir remporté le championnat d’Irlande de kart en 1971, il montait les échelons pour gagner un essai de la McLaren F1 en 1979. La même année, il montait l’écurie Eddie Jordan Racing pour laquelle il mettait un terme à sa carrière de pilote en 1980. Martin Brundle finissait 2e – derrière Ayrton Senna – du championnat britannique de Formule 3 en 1983 et l’équipe remportait ce championnat en 1987 avec Johnny Herbert. En Formule 3000, Jean Alesi, Martin Donnelly et Thomass Danielsson dominaient le championnat 1989 en remportant six des dix courses. L’année 1990 était moins faste avec une seule victoire (Eddie Irvine). Devenue Jordan Grand Prix, l’équipe intégrait le plateau du championnat du monde de Formule 1 en 1991. Michael Schumacher faisait grâce à lui ses premières armes : 7e temps des qualifications du Grand Prix de Belgique, le seul couru par l’Allemand au volant d’une Jordan. Même s’il est dur en négociations, ce fanatique de rock and roll – il apprécie plus particulièrement Deep Purple, U2, Van Morrison ou Stereophonics – ne manque pas une occasion de se mettre à la batterie pour des concerts improvisés. Cette décontraction si surprenante dans un monde où les enjeux financiers sont aussi élevés en a fait certainement le patron d’écurie le plus populaire. En dehors de la F1, Jordan aime aller écouter des concerts de rock avec ses amis musiciens, tout comme il aime le football – le dimanche après les Grand Prix, il ne perd pas une seconde pour appeler à la maison et avoir les résultats du championnat d’Angleterre – et les courses de chevaux ou le golf. Impliqué dans la lutte contre la leucémie et le cancer, il a été nommé en 1999 comme l’un des patrons d’un fonds de charité dédié à la lutte contre ces maladies chez les enfants. Docteur honoris causa des universités d’Ulster et de Dublin pour son action dans le sport international et au profit de l’Irlande, Eddie Jordan est marié à Marie dont il a eu quatre enfants : Zoé (22 ans), Miki (20 ans), Zak (16 ans) et Kyle (13 ans). Eddie Jordan vit à Oxford (Angleterre).
Ancien organisateur de concerts et lui-même batteur, l’Irlandais Eddie Jordan, avec son bouc et ses petites lunettes à la mode, a apporté une touche de folie dans le monde sans pitié de la Formule 1 durant ses quatorze années passées sur les circuits.
De pitié, la F1 n’en a pas eu pour celui qui fit débuter en 1991 l’Allemand Michael Schumacher, aujourd’hui septuple champion du monde, puisque Jordan a annoncé lundi avoir dû se résoudre à vendre son écurie au groupe d’investissements à capitaux russes Midland.
D’abord vertes comme son Irlande natale, les monoplaces de Jordan ont vite revêtu une livrée jaune permettant de transformer les museaux en têtes d’abeille, de guêpe ou de serpent.
Né le 30 mars 1948 à Dublin, Edmund Jordan pensait devenir dentiste avant de quitter l’école pour devenir...