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L’AIEA veut retourner inspecter un site militaire suspect

L’AIEA a demandé le retour de ses inspecteurs sur le site militaire iranien à Parchine – suspect selon les Américains – après une première visite la semaine dernière, selon des sources diplomatiques hier à Vienne. Après huit mois d’attente, des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique avaient visité Parchine (au sud-est de Téhéran) jeudi dernier pour tenter de vérifier que les Iraniens n’y avaient pas mené secrètement des activités nucléaires à caractère militaire. « L’AIEA envisage de retourner à Parchine », mais n’a pas encore reçu d’autorisation pour une seconde visite, a déclaré un diplomate proche de l’agence. Selon lui cependant, cette demande s’inscrit dans un processus de routine et « il y a beaucoup de choses que l’AIEA souhaite éclaircir ». Les inspecteurs, qui ont fait des prélèvements jeudi dernier, étaient à la recherche d’éventuelles traces de radioactivité qui permettraient de dire si des matières nucléaires y ont été entreposées. Les soupçons à l’encontre de Parchine ont été confortés par le refus iranien d’y donner accès à l’AIEA pendant plusieurs mois, au nom de la préservation du secret de ses activités militaires conventionnelles. Un haut responsable américain a récemment affirmé craindre que des tests menés sur des explosifs de forte puissance sur ce vaste complexe militaire « puissent concerner des armes » nucléaires, en l’occurrence des tests à blanc pour la charge explosive d’une bombe atomique. Téhéran s’est dit convaincu dimanche que l’inspection montrerait que la République islamique n’a pas de programme nucléaire secret, comme l’affirme Washington. « Quand ils (l’AIEA) auront effectué leur analyse, ils confirmeront nos positions (...) Nous connaissons les résultats parce que nous n’avons pas d’activité illégale », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi. Confronté aux soupçons, la République islamique a accepté en novembre de suspendre l’enrichissement d’uranium, qui peut avoir une double finalité, civile ou militaire. Cet engagement a été obtenu par les Européens contre la promesse d’une coopération technologique et nucléaire, économique et dans le domaine de la sécurité. Mais M. Assefi a répété que son pays recommencerait à enrichir un jour pour fournir le combustible à ses futures centrales civiles. À Parchine, l’AIEA a mené « une visite de transparence » qui va au-delà de son mandat fixé par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), afin de vérifier si des matières nucléaires ont été détournées dans un but militaire. Avant la visite de jeudi dernier, Téhéran avait mis en garde les inspecteurs de l’Onu contre tout « espionnage » dans ses installations militaires.
L’AIEA a demandé le retour de ses inspecteurs sur le site militaire iranien à Parchine – suspect selon les Américains – après une première visite la semaine dernière, selon des sources diplomatiques hier à Vienne. Après huit mois d’attente, des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique avaient visité Parchine (au sud-est de Téhéran) jeudi dernier pour tenter de vérifier que les Iraniens n’y avaient pas mené secrètement des activités nucléaires à caractère militaire.
« L’AIEA envisage de retourner à Parchine », mais n’a pas encore reçu d’autorisation pour une seconde visite, a déclaré un diplomate proche de l’agence. Selon lui cependant, cette demande s’inscrit dans un processus de routine et « il y a beaucoup de choses que l’AIEA souhaite éclaircir ». Les...