L’armée indonésienne restreint les mouvements des humanitaires à Aceh
le 12 janvier 2005 à 00h00
L’armée indonésienne a annoncé hier l’imposition de restrictions à la liberté de mouvement des étrangers engagés dans les opérations de secours post-tsunami, justifiant ces mesures par le risque d’attaques des rebelles indépendantistes.
Le chef d’état-major indonésien, le général Endriartono Sutarto, a déclaré aux journalistes que des militaires accompagneraient désormais et superviseraient les missions humanitaires à l’extérieur de la capitale de la province, Banda Aceh.
Le général a également indiqué que les avions et les navires opérant dans la province pour l’acheminement de l’aide devraient recevoir une autorisation de 14 jours. Le chef d’état-major a affirmé que ces mesures étaient rendues nécessaires pour protéger les humanitaires des agissements du Mouvement Aceh libre (GAM), la rébellion qui se bat pour l’indépendance de la province depuis 1976. Ces affirmations, peu étayées, ont semé la confusion sur la réalité de la menace représentée par cette guérilla et souligné le décalage entre l’armée et le gouvernement sur ce dossier. Le ministre des Affaires étrangères Hasan Wirayuda assurait en effet pas plus tard qu’hier sur la BBC que Djakarta mettait tout en œuvre pour faire tenir la trêve décrétée par les deux parties, au lendemain de la catastrophe du 26 décembre.
Dans un communiqué transmis hier au site d’information Detikcom, le GAM a également réitéré son engagement à la retenue.
Sidney Jones, analyste à Djakarta pour l’International Crisis Group, a estimé que ces mesures visaient, pour l’armée, à reprendre le contrôle de la province. « Le GAM n’a absolument pas intérêt à attaquer les étrangers », a-t-elle expliqué. « Ce qu’ils veulent plus que tout, c’est une présence internationale, et pour longtemps », a-t-elle ajouté.
L’armée indonésienne a annoncé hier l’imposition de restrictions à la liberté de mouvement des étrangers engagés dans les opérations de secours post-tsunami, justifiant ces mesures par le risque d’attaques des rebelles indépendantistes.
Le chef d’état-major indonésien, le général Endriartono Sutarto, a déclaré aux journalistes que des militaires accompagneraient désormais et superviseraient les missions humanitaires à l’extérieur de la capitale de la province, Banda Aceh.
Le général a également indiqué que les avions et les navires opérant dans la province pour l’acheminement de l’aide devraient recevoir une autorisation de 14 jours. Le chef d’état-major a affirmé que ces mesures étaient rendues nécessaires pour protéger les humanitaires des agissements du Mouvement Aceh libre (GAM), la...
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