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Actualités - Chronologie

Philippines Grave violation de la trêve avec la guérilla musulmane à Mindanao

Une grave violation de la trêve entre l’armée et la guérilla musulmane a fait 21 morts hier dans le sud des Philippines. Treize membres du Front Moro islamique de libération (MILF) et huit soldats gouvernementaux ont été tués dans les combats près de la ville de Mamasapano, dans le centre de l’île de Mindanao, a dit un porte-parole de l’armée. On ignorait si la bataille, une des plus meurtrières en deux ans de cessez-le-feu ponctué d’affrontements épisodiques, affecterait le processus de paix qui devait reprendre avec des négociations prévues prochainement. Mais les premières réactions, du côté gouvernemental comme de la guérilla, semblaient indiquer que les deux camps voulaient en faire un incident isolé. Les combats avaient commencé dimanche soir avec l’attaque d’un poste militaire par une centaine de séparatistes et se sont poursuivis toute la nuit à coup de mortiers, lance-grenades et fusils d’assaut. Hier, deux hélicoptères de combat ont mitraillé les positions des rebelles et des renforts ont été envoyés pour éviter que le poste ne tombe. Selon l’armée, toutes les victimes du côté gouvernemental appartenaient à la garnison attaquée. Trois soldats ont aussi été enlevés, deux autres sont portés disparus et deux ont été blessés. Le général Alexander Yano, qui appartient au comité gouvernemental de surveillance du cessez-le-feu, a dit que, pour l’armée, il ne s’agissait pas d’une attaque avalisée par le MILF. Les militaires poursuivent les agresseurs mais se cantonnent au groupe à l’origine de l’action et ne visent pas le MILF, a-t-il ajouté.

Une grave violation de la trêve entre l’armée et la guérilla musulmane a fait 21 morts hier dans le sud des Philippines. Treize membres du Front Moro islamique de libération (MILF) et huit soldats gouvernementaux ont été tués dans les combats près de la ville de Mamasapano, dans le centre de l’île de Mindanao, a dit un porte-parole de l’armée. On ignorait si la bataille, une des plus meurtrières en deux ans de cessez-le-feu ponctué d’affrontements épisodiques, affecterait le processus de paix qui devait reprendre avec des négociations prévues prochainement. Mais les premières réactions, du côté gouvernemental comme de la guérilla, semblaient indiquer que les deux camps voulaient en faire un incident isolé.
Les combats avaient commencé dimanche soir avec l’attaque d’un poste militaire par une centaine...