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Coupe de France : Marseille et Saint-Étienne, cancres de l’élite

Marseille et Saint-Étienne, seize victoires en Coupe de France de football à eux deux mais éliminés dès leur entrée en lice de l’édition 2004-05, samedi et dimanche, ont terni le bilan d’une Ligue 1 qui a par ailleurs plutôt bien tenu son rang dans ce traditionnel coupe-gorge de début d’année. Après Marseille, battu au Vélodrome par Angers (L2, 2-3), Saint-Étienne s’est fait surprendre à son tour par un club de division inférieure, hier à Nîmes (National, 2-3). Deux éliminations qui s’ajoutent à celles – plus logiques – de Istres et Bastia, battus par d’autres formations de l’élite, Bordeaux (0-2) et Sochaux (0-1), et celle de Strasbourg, 15e de L1, sorti par Sedan, 3e de L2 (1-3). Mais Angers n’est que 17e de L2. C’est sans doute ce qui rendait l’entraîneur marseillais Philippe Troussier si amer après l’élimination. « C’est une très grosse déception, une très grosse désillusion », a commenté le successeur de José Anigo, qui se projette maintenant sur l’objectif majeur du club : « la qualification en Ligue des champions ». L’OM, qui avait pourtant fini la saison 2004 par un nul prometteur à Lyon (1-1), est retombé dans ses travers en début de seconde période : un passage à vide qui a permis à Angers de marquer trois fois en six minutes et à l’ex-Marseillais Jocelyn Gourvennec de nourrir les regrets du Vélodrome d’un somptueux coup franc des 25 mètres. « Magique » « On n’en croyait pas nos yeux. C’était magique », rigolait après le match Gourvennec, qui a rejoint le SCO en novembre après une période de chômage. Sans Coupe d’Europe, sorti, au Vélodrome déjà, de la Coupe de la Ligue par le PSG (2-3), l’OM, dont le dernier titre remonte à sa victoire en Ligue des champions en 1993, risque une nouvelle saison blanche. Actuellement 5e de L1, à 10 pts de l’OL, il doit maintenant aller chercher l’une des trois premières places pour sauver sa saison. À Nîmes, dont le dernier fait d’arme en Coupe de France remonte à la finale de 1996 perdue face à Auxerre, les Verts ont péché par orgueil. Après le doublé de Piquionne dans les dix premières minutes, ils pensaient s’être tirés d’affaire. Mais les Gardois, 5e de National, ont parfaitement réagi pour égaliser avant la pause puis se qualifier en seconde période. Comme Saint-Étienne, Strasbourg peut encore se rattraper grâce à la Coupe de la Ligue, le 18 janvier, alors que Bastia et Istres, équipes mal classées en L1, n’ont plus, comme l’OM, que le championnat pour horizon. Malgré ces faux pas, la Ligue 1 s’est donc plutôt bien sortie de ces 32es de finale par rapport aux précédentes éditions : 8 clubs de L1 avaient été éliminés la saison dernière en 32es, dont quatre contre des divisions inférieures ; en 2002-03, ils avaient été 9, dont 8 contre des plus petits. Metz peine Si Monaco (7-0 contre Seyssinet-Pariset/DH) ou le Paris SG, tenant du titre (6-1 devant Langueux/DSR) ont cartonné, d’autres ont toutefois souffert : c’est le cas de Metz, à Rodez (CFA, 2-1), d’Auxerre face à Calais (CFA, 1-0) mais aussi de Nantes, qui ne s’est mis à l’abri que dans le temps additionnel à Cournon (DH, 3-0) pour la première de Serge le Dizet. Parmi les autres exploits qui font le charme de la « Vieille dame », à noter ceux réussis par Quevilly et Albi, deux équipes amateurs de CFA qui ont sorti des professionnels de Ligue 2, Guingamp (1-0) et Troyes (3-1). Après l’élimination de l’US Langueux, équipe de 7e niveau, les nouveaux « Petits Poucets » des 16es de finale seront les représentants de Division d’honneur (DH, 6e division) : Rhône-Vallée, vainqueur d’un autre club de DH, Menton (0-0 a.p., 3-1 aux t.a.b.) et Saumur, qui a effacé deux divisions pour sortir le Paris FC (CFA, 2-2 a.p., 4-3 aux t.a.b.). Des « Petits Poucets » qui connaîtront leur adversaire des 16es de finale lors du tirage au sort effectué aujourd’hui à midi au Stade de France. Calcio : la Juventus reprend le large La Juventus Turin est venue à bout de Livourne (4-2) et a repris le large en tête du championnat d’Italie, après le nul du Milan AC sur le terrain de Palerme (0-0), à l’issue de la 18e journée entièrement disputée hier. La Juve, tenue en échec jeudi à Parme (1-1), pour son premier match après la trêve de Noël, a ainsi repris sa marche en avant et compte quatre longueurs d’avance sur le Milan AC, ce qui lui assure le titre honorifique de champion d’hiver à une journée de la fin des matches aller. En dépit de ce précieux succès, la formation de Fabio Capello n’a une nouvelle fois pas brillé et a même tremblé jusqu’au 4e but libérateur. « Livourne est une de ces équipes qui ne lâchent rien. Malgré cela, nous avons dominé et avons eu beaucoup d’occasions de but, même s’il est vrai que nous avons souvent trop porté le ballon, surtout en seconde période », a reconnu le technicien turinois. La Juve a ouvert la marque par Del Piero, qui a repris de la tête un coup franc d’Olivera (18), et aggravé la marque par Camoranesi (25), de près sur une tête d’Ibrahimovic repoussée par la barre. Livourne a réduit le score par Vidigal (42), mais la Juve a rétabli l’écart sur un beau tir tendu d’Ibrahimovic à la limite de la surface de réparation (75). Dans un sursaut, les Toscans sont revenus à 3-2, par Melara (80) sur une erreur de placement de la défense turinoise, et ont manqué d’un rien le but égalisateur avant que Camoranesi ne mette définitivement son équipe à l’abri sur un penalty accordé pour une faute du gardien Amelia sur Tacchinardi. L’Inter revient de loin Le Milan AC, impressionnant jeudi face à Lecce (5-2), n’est pas parvenu à s’imposer en Sicile où le gardien de but local Matteo Guardalben a réalisé un grand match. Les champions en titre ont dû se contenter d’un nul qui les éloigne de nouveau de leurs grands rivaux turinois. L’équipe milanaise a beaucoup attaqué et beaucoup dominé devant une formation locale évoluant surtout en contres. En dépit de ses assauts incessants, elle n’est pas parvenue à trouver une brèche dans la défense de Palerme, malgré les nombreuses occasions échues au Ballon d’or ukrainien Andrei Schevchenko et au Brésilien Kaka. Udinese, qui restait sur un échec devant la Sampdoria, s’est bien racheté en l’emportant (2-0) face à Cagliari et consolide ainsi sa troisième place. L’Inter, pour sa part, a réussi un renversement de situation extraordinaire contre la Sampdoria (3-2), après avoir été mené (0-2) à sept minutes de la fin. Les hommes de Roberto Mancini, décevants jusqu’alors, ont retrouvé d’un coup toute leur inspiration offensive. Ils ont d’abord réduit le score par Oba Oba Martins (88), avant d’égaliser par Vieri (90+2) d’une frappe terrible sur une passe de Martins, et ont emporté la mise par Recoba, entré en jeu à un quart d’heure de la fin en remplacement d’Adriano, auteur d’un but inespéré à la... 90e+3 minutes ! Par ailleurs, l’AS Rome l’a normalement emporté sur Atalanta (2-1), sans faire oublier totalement sa défaite dans le derby contre la Lazio, et reste dans la première moitié du tableau (6e), de même que la Lazio (9e), qui a confirmé son regain de forme en s’imposant 3 à 2 sur le terrain de la Fiorentina. Liga : Barcelone battu, le Real Madrid revient Le FC Barcelone a subi une lourde défaite (0-3) à Villarreal, hier soir, en clôture de la 18e journée du championnat d’Espagne, et ne compte plus que sept points d’avance sur le Real Madrid, vainqueur du derby face à l’Atletico (3-0), et Valence. Diego Forlan, l’attaquant international uruguayen venu de Manchester United cet été, a été le grand artisan de la victoire de Villarreal en inscrivant un doublé (30, 86). Le « Barça », qui n’a jamais pu entrer dans la partie, encaisse ainsi sa deuxième défaite de la saison et voit revenir ses deux principaux rivaux pour le titre. Le Real Madrid a, en effet, remporté de manière très réaliste le derby face à l’Atletico au stade Vicente-Calderon. Le Real, qui devait se passer à la dernière minute de Guti (gastro-entérite), remplacé par Solari, faisait évoluer le tableau d’affichage avant le premier quart d’heure de jeu grâce à Ronaldo. Le Brésilien propulsait dans le but un centre de Roberto Carlos, après que Zidane eut dans un premier temps complètement manqué sa reprise (14). Mais en dehors de ce but, sur sa seule occasion en première période, le Real a été très souvent bousculé par l’Atletico. Le club « merengue » n’a dû son salut qu’à son gardien Iker Casillas, dans une forme impériale, et à la maladresse occasionnelle des « rouge et blanc ». Fernando Torres, capitaine de l’Atletico, résumait en partie la physionomie du premier acte, et globalement du match. Brillant, il a mis au supplice la défense du Real mais a manqué un but tout fait juste avant la pause (43) en tirant au-dessus de la cage vide. En seconde période, le Real, toujours dominé, mais de manière moins soutenue, a scellé le sort du match en ajoutant deux nouveaux buts, en contre, par Solari (81) puis Ronaldo (84). « Fantôme » Valence était déjà revenu la veille à sept points du leader catalan, en remportant 2 à 1 le derby de la région de Valence face à Levante, le premier disputé depuis la saison 1964-1965. Valence ouvrait le score en seconde période. Sur un centre de Rufete dans la surface, Baraja, esseulé au second poteau, s’appliquait pour piquer sa tête (1-0, 55). Le deuxième but des locaux, une tête de Mista (60), a été validé par l’arbitre après consultation de son assistant mais il semble que le ballon n’ait pas franchi la ligne. La presse espagnole parlait dimanche de but « fantôme ». Levante avait réduit le score à la 73e minute sur une tête de Congo. Hier, l’Espanyol a réussi une belle opération en prenant la 4e place du classement grâce à une large victoire 4 à 1 face à Osasuna qui avait pourtant marqué le premier but du match. Majorque a évité une défaite à domicile contre le Deportivo La Corogne grâce au but égalisateur (2-2) de son attaquant japonais Okubo à la 64e minute de jeu. La veille, le FC Séville avait dû se contenter d’un match nul à domicile face à Getafe (0-0).
Marseille et Saint-Étienne, seize victoires en Coupe de France de football à eux deux mais éliminés dès leur entrée en lice de l’édition 2004-05, samedi et dimanche, ont terni le bilan d’une Ligue 1 qui a par ailleurs plutôt bien tenu son rang dans ce traditionnel coupe-gorge de début d’année.
Après Marseille, battu au Vélodrome par Angers (L2, 2-3), Saint-Étienne s’est fait surprendre à son tour par un club de division inférieure, hier à Nîmes (National, 2-3). Deux éliminations qui s’ajoutent à celles – plus logiques – de Istres et Bastia, battus par d’autres formations de l’élite, Bordeaux (0-2) et Sochaux (0-1), et celle de Strasbourg, 15e de L1, sorti par Sedan, 3e de L2 (1-3).
Mais Angers n’est que 17e de L2. C’est sans doute ce qui rendait l’entraîneur marseillais Philippe Troussier si...