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Blair, résolument aux côtés de Washington, défie ses détracteurs

Le Premier ministre britannique Tony Blair a réaffirmé hier qu’il se tiendrait résolument aux côtés des États-Unis pour juguler la crise que traverse la coalition en Irak, malgré les critiques croissantes émanant de ses propres rangs. Des ministres du gouvernement et des députés travaillistes ont en effet souligné anonymement dans l’édition d’hier du Guardian (centre-gauche) qu’ils souhaitaient que Tony Blair prenne ouvertement quelque distance vis-à-vis de la politique étrangère américaine, notamment de l’approche musclée adoptée par Washington en Irak, en Israël et en Syrie. Fin avril, une lettre de 52 ex-diplomates britanniques avait déjà dénoncé l’alignement rapide et inconditionnel de Londres sur Washington, qui avait chaleureusement accueilli le plan de retrait du Premier ministre israélien Ariel Sharon. Dans un entretien accordé à l’Independent (gauche), l’un des quotidiens britanniques les plus virulents dans ses critiques de la guerre en Irak, Tony Blair a par ailleurs souhaité couper court à la dernière salve de spéculations de presse sur sa démission. C’est « de la mousse », a-t-il déclaré, en rappelant son intention de briguer un troisième mandat lors des prochaines élections législatives qui pourraient avoir lieu au printemps 2005. « Je vais continuer mon travail, j’aime le faire », a confié Tony Blair au journal. L’indignation mondiale suscitée par la publication de photographies et de rapports sur la pratique de la torture en Irak par les forces de la coalition, mais aussi les dissensions au sein du Parti travailliste déjà au pouvoir depuis sept ans, ont mis le Premier ministre sur la défensive. D’autant que les élections européennes et locales du 10 juin, si elles s’avéraient mauvaises pour le Parti travailliste, pourraient également accentuer la contestation qui gronde. Le Parti travailliste n’obtiendrait que 32 % des votes si les élections législatives avaient lieu maintenant, soit son plus bas score depuis plus de 17 ans, selon un sondage publié cette semaine dans le Times (droite). Son principal rival, le Parti conservateur, remporterait 36 % des suffrages. Mais la baisse de la formation de Tony Blair reflète plus un mécontentement envers le parti au pouvoir qu’un soutien intrinsèque à l’opposition, ont indiqué les sondeurs.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a réaffirmé hier qu’il se tiendrait résolument aux côtés des États-Unis pour juguler la crise que traverse la coalition en Irak, malgré les critiques croissantes émanant de ses propres rangs. Des ministres du gouvernement et des députés travaillistes ont en effet souligné anonymement dans l’édition d’hier du Guardian (centre-gauche) qu’ils souhaitaient que Tony Blair prenne ouvertement quelque distance vis-à-vis de la politique étrangère américaine, notamment de l’approche musclée adoptée par Washington en Irak, en Israël et en Syrie. Fin avril, une lettre de 52 ex-diplomates britanniques avait déjà dénoncé l’alignement rapide et inconditionnel de Londres sur Washington, qui avait chaleureusement accueilli le plan de retrait du Premier ministre israélien Ariel...