Narimane Élia éprouvait une dévotion toute particulière pour Nehmetallah Hardini «avant qu’il ne soit béatifié ou même connu du grand public». Sa foi sera rudement mise à l’épreuve quand sa fille Sarah tombe gravement malade, à l’âge de 10 mois et que, après de multiples tests, on diagnostique un cas de thalassémie ainsi qu’une tache maligne sur le poumon.
En ce temps-là, la petite fille passe le plus clair de son temps à l’hôpital. Son cas empire considérablement à l’âge de quatre ans, et elle est admise d’urgence à l’hôpital dans un état de quasi-inconscience et une température très élevée. Sa mère la frictionne avec de l’huile de Kfifane et garde avec elle la photo du saint. Après onze jours de quarantaine et une fièvre toujours aussi élevée, la petite est épuisée et ne réagit presque plus. « Le médecin me dit alors qu’on devrait lui faire des transfusions sanguines très fréquentes et que son état est extrêmement grave, se souvient sa mère. C’était là une nouvelle terrible. Je savais que ce ne serait plus une vie, ni pour elle ni pour nous. J’ai alors pris une décision très difficile: j’ai demandé au médecin de ne plus intervenir et j’ai livré ma fille aux mains de Dieu, étant sûre qu’il allait la guérir. »
Malgré le scepticisme des médecins et l’incompréhension de son entourage, Narimane arrête le traitement. Ce soir-là, elle frictionne tout simplement le corps de sa fille avec de l’huile du couvent. Elle s’endort en priant près du lit d’hôpital. « Quand je me réveille, elle a le visage tout rose, sa température est tombée à 37°, raconte-t-elle avec émotion. Elle est de bonne humeur et mange bien. Le médecin fait sa visite à 15h. Après les tests, il confirme: plus de traces du virus ni de la tache sur le poumon. »
À 8 ans, Sarah est aujourd’hui une petite fille de huit ans comme les autres. Malgré sa guérison que la science ne pouvait pas expliquer, ses parents préfèrent longtemps la discrétion. «Mon mari m’a demandé de ne pas en parler, explique Narimane. Mais durant toutes ces années, je tombais inévitablement malade tous les mois de mai, si bien que j’ai dû subir la même opération chirurgicale trois années de suite. J’ai interprété cela comme un signe pour parler. »
Le couvent de Kfifane a accueilli avec satisfaction l’annonce du cas de Sarah, qui a permis au Vatican de clore le dossier et de se prononcer en faveur de la canonisation du saint. Depuis, Narimane sillonne les institutions et les églises pour présenter son témoignage. Depuis un an, Sarah elle aussi est sollicitée par l’Église pour expliquer son cas. Narimane dit que ses deux enfants suivent la voie de la foi chrétienne. « Ils sont enchantés de monter à Kfifane, ce que nous faisons souvent, raconte-t-elle. Mon fils aîné, Philippe, veut même devenir prêtre. »
Quel regard porte-t-elle sur ces années d’épreuve? «La souffrance a été une grâce pour ma fille et pour nous», répond-elle simplement.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Narimane Élia éprouvait une dévotion toute particulière pour Nehmetallah Hardini «avant qu’il ne soit béatifié ou même connu du grand public». Sa foi sera rudement mise à l’épreuve quand sa fille Sarah tombe gravement malade, à l’âge de 10 mois et que, après de multiples tests, on diagnostique un cas de thalassémie ainsi qu’une tache maligne sur le poumon.
En ce temps-là, la petite fille passe le plus clair de son temps à l’hôpital. Son cas empire considérablement à l’âge de quatre ans, et elle est admise d’urgence à l’hôpital dans un état de quasi-inconscience et une température très élevée. Sa mère la frictionne avec de l’huile de Kfifane et garde avec elle la photo du saint. Après onze jours de quarantaine et une fièvre toujours aussi élevée, la petite est épuisée et ne réagit...