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Actualités - Chronologie

Sœur Charles Akleh, sauvée in extremis

Le visage de sœur Charles Akleh, des sœurs antonines, dégage indubitablement cette infinie sérénité que donne la foi inébranlable. Quand on lui demande d’évoquer les circonstances du miracle qu’elle dit avoir vécu par l’intercession de saint Nehmetallah Hardini, elle le fait avec joie, déclarant revivre l’émotion qu’elle avait ressentie ce jour-là. Pour sœur Charles, la foi est un héritage de famille. Née à Zghorta en 1942 dans une famille très croyante de onze enfants, elle entre au couvent en 1958. C’est le jour même de la béatification du saint, le 10 mai 1998. Sœur Charles se trouve à l’hôpital après des complications dues à une opération de disque du cou qui avait mal tourné. Durant cette période-là, la religieuse souffre d’embolies fréquentes et d’une paralysie du côté gauche. « J’ai beaucoup prié ce jour-là et j’ai demandé à Nehmetallah Hardini non pas une guérison totale, mais qu’il me donne la force de me tenir debout, de ne pas être un fardeau pour mon entourage et de supporter mon mal avec joie », raconte-t-elle. À 17h30, le médecin effectue son dernier passage et discute avec elle de sa sortie prochaine de l’hôpital. Une heure plus tard, le drame est enclenché: des crises cardiaques successives secouent sœur Charles. Elle est de plus en plus mal en point. Avec un humour qui ne semble pas l’avoir quitté même au plus fort de la crise, elle se rappelle aujourd’hui avoir « invoqué tous les saints, puis m’être dit qu’ils devaient être occupés par la béatification de Hardini, avant d’appeler mes parents morts, en désespoir de cause». Après des moments de souffrance, sœur Charles est victime d’un arrêt cardio-respiratoire. Autour d’elle, les internes et les infirmières se préparent à lui faire subir un choc électrique, dernier espoir de la faire revivre. Sa version à elle de ces minutes décisives est différente: «J’ai la vision de mon père et ma mère qui me tiennent la main et me rassurent. Je vois ensuite Nehmetallah Hardini lui-même, qui me sourit. Jusqu’à ce jour, cette image ne me quitte pas et je me sens prise de frissons rien qu’à y penser. Il me fait un signe de la main. C’est alors que je me réveille, juste avant qu’ils ne me fassent subir le choc électrique. » La cheftaine Émilie Salloum se rend compte que la patiente est consciente juste quelques secondes avant l’ultime traitement. Autour d’elle, le personnel médical est paralysé de surprise. Selon sœur Charles, l’interne Mahmoud Alameddine déclarera lors de son témoignage: «Elle était morte et nous l’avons vu revivre.» Le dossier de sœur Charles fera son chemin jusqu’au Vatican et contribuera à la canonisation du bienheureux. « Il a exaucé mes prières, ne m’accordant pas la guérison totale mais la force de subir mes maux avec joie », explique la religieuse pour laquelle cette incident de santé n’est ni le premier ni le dernier. « Aujourd’hui, aucun médecin ne prend connaissance de mon dossier sans s’étonner profondément du fait que je sois encore capable de marcher et d’être aussi active, dit-elle. Le miracle n’était pas ponctuel, mais permanent. Dieu m’a fait don de la grâce.»
Le visage de sœur Charles Akleh, des sœurs antonines, dégage indubitablement cette infinie sérénité que donne la foi inébranlable. Quand on lui demande d’évoquer les circonstances du miracle qu’elle dit avoir vécu par l’intercession de saint Nehmetallah Hardini, elle le fait avec joie, déclarant revivre l’émotion qu’elle avait ressentie ce jour-là. Pour sœur Charles, la foi est un héritage de famille. Née à Zghorta en 1942 dans une famille très croyante de onze enfants, elle entre au couvent en 1958.
C’est le jour même de la béatification du saint, le 10 mai 1998. Sœur Charles se trouve à l’hôpital après des complications dues à une opération de disque du cou qui avait mal tourné. Durant cette période-là, la religieuse souffre d’embolies fréquentes et d’une paralysie du côté gauche. «...