Rechercher
Rechercher

Actualités

L’eau potable, une priorité pour éviter des épidémies après le raz-de-marée (Photo)

La fourniture d’eau potable aux victimes du raz-de-marée dans l’océan Indien doit être désormais la priorité pour éviter des épidémies, soulignaient hier les agences humanitaires, qui suggèrent de s’occuper seulement dans un deuxième temps de la récupération des cadavres. Dans les régions sinistrées, l’eau a envahi, voire détruit les réseaux d’adduction d’eau potable, désormais contaminée par les eaux usées, au risque de propager des maladies mortelles comme le choléra. « Sans une opération immédiate et à grande échelle pour fournir de l’eau potable aux populations touchées par l’énorme raz-de-marée de dimanche, des millions de gens risquent fort de contracter des maladies véhiculées par l’eau », a averti le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Nous ne savons pas combien de personnes risquent de mourir dans les jours et les semaines qui viennent », a déclaré dans un communiqué la directrice exécutive de l’Unicef, Carol Bellamy. « Mais nous savons de façon certaine que les gens seront malades. C’est pourquoi il est essentiel que l’opération de secours se concentre sur la fourniture immédiate d’eau potable. » Selon la responsable onusienne, « les centaines de milliers d’enfants qui ont survécu aux vagues géantes risquent désormais d’être gravement malades, simplement pour avoir avalé une gorgée d’eau ». En revanche, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé que les cadavres ne sont pas le principal vecteur d’épidémies, qui sont généralement propagées par les moustiques et par le débordement de latrines. L’institution redoute que les populations ne consacrent trop de temps et d’énergie à enterrer les morts, alors que la priorité devrait aller à la fourniture d’eau potable et à l’évacuation des eaux usées. « Le contact avec un cadavre ne présente quasiment pas de risque de contamination directe », a expliqué le docteur Flavio Del Ponte, médecin-conseil de la Direction du développement et de la coopération du gouvernement suisse. Afin de prévenir les risques d’épidémies, l’Unicef a déjà distribué des comprimés de purification de l’eau et des sels de réhydratation dans des zones sinistrées du Sri Lanka. En Inde, l’Unicef prévoit de distribuer des « centaines de milliers » de comprimés de purification d’eau, et des bidons d’eau potable de 500 litres chacun.
La fourniture d’eau potable aux victimes du raz-de-marée dans l’océan Indien doit être désormais la priorité pour éviter des épidémies, soulignaient hier les agences humanitaires, qui suggèrent de s’occuper seulement dans un deuxième temps de la récupération des cadavres.
Dans les régions sinistrées, l’eau a envahi, voire détruit les réseaux d’adduction d’eau potable, désormais contaminée par les eaux usées, au risque de propager des maladies mortelles comme le choléra. « Sans une opération immédiate et à grande échelle pour fournir de l’eau potable aux populations touchées par l’énorme raz-de-marée de dimanche, des millions de gens risquent fort de contracter des maladies véhiculées par l’eau », a averti le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Nous ne savons pas combien...