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Actualités - Chronologie

MONNAIE La nouvelle lira turque, reflet des succès historiques contre l’inflation

L’introduction le 1er janvier 2005 d’une nouvelle monnaie en Turquie intervient au bon moment et pourrait couronner un combat difficile contre l’inflation si le gouvernement maintient le cap de la réforme économique et de la discipline budgétaire, estiment les analystes. Pour la première fois depuis des décennies, l’inflation, chronique en Turquie, a été ramenée à un chiffre, grâce à un programme rigoureux, soutenu par le FMI, qui a permis à l’économie d’émerger d’une sévère crise en 2001, au cours de laquelle la monnaie avait perdu près de la moitié de sa valeur. La réforme monétaire, qui entre en vigueur au 1er janvier, consiste en une transformation arithmétique de la livre turque en une nouvelle livre turque (YTL), allégée de six zéros. Une nouvelle livre turque équivaudra à un million de livres actuelles. Le risque principal de telles opérations, selon les experts, est un retour rapide des zéros si l’inflation n’est pas sous contrôle. Quelque 50 pays ont supprimé les zéros de leur monnaie, mais tous n’ont pas réussi : l’Argentine et le Brésil, par exemple, ont été obligés de recommencer l’opération. Les déboires financiers au cours des ans ont érodé la valeur de la monnaie turque au point que la plus petite pièce vaut aujourd’hui 50 000 livres, tandis que le plus gros billet de banque est de 20 millions de livres (10,8 euros), un record mondial peu enviable. L’inflation annuelle en Turquie a atteint un record de 125 % en 1994. Elle était encore à 68,5 % quand Ankara a commencé, il y a trois ans, à mettre en œuvre son actuel programme économique, qui lui a permis d’obtenir un prêt stand by du FMI de 16 milliards de dollars. Depuis, la hausse des prix est tombée à 9,8 %, sur fond de baisse des taux d’intérêt et d’une impressionnante croissance économique. Ankara a aussi entrepris des réformes, loin d’être achevées, dans le secteur bancaire, à l’origine de la plupart des désordres financiers, et a accordé l’indépendance à sa Banque centrale. Au début du mois, Ankara et le FMI ont conclu un nouvel accord stand by, qui prendra le relais de l’actuel lorsqu’il expirera en février. Ce sera la première fois que la Turquie réussira à réaliser un programme soutenu par le FMI et à se lancer dans un nouveau, après avoir échoué à 17 reprises dans le passé. Aux termes du nouvel accord, qui doit être soumis à une approbation formelle au début de 2005, la Turquie obtiendra un nouveau prêt de 10 milliards de dollars pour s’attaquer à des problèmes persistants dans le système de collecte de l’impôt ainsi que dans les secteurs de la sécurité sociale et des banques. L’entrée en vigueur de la nouvelle livre, s’accordent à dire les experts, pourrait entraîner seulement un effet minimal sur les prix, qui seraient arrondis à la hausse, avec un impact temporaire et limité sur l’inflation.

L’introduction le 1er janvier 2005 d’une nouvelle monnaie en Turquie intervient au bon moment et pourrait couronner un combat difficile contre l’inflation si le gouvernement maintient le cap de la réforme économique et de la discipline budgétaire, estiment les analystes.
Pour la première fois depuis des décennies, l’inflation, chronique en Turquie, a été ramenée à un chiffre, grâce à un programme rigoureux, soutenu par le FMI, qui a permis à l’économie d’émerger d’une sévère crise en 2001, au cours de laquelle la monnaie avait perdu près de la moitié de sa valeur.
La réforme monétaire, qui entre en vigueur au 1er janvier, consiste en une transformation arithmétique de la livre turque en une nouvelle livre turque (YTL), allégée de six zéros. Une nouvelle livre turque équivaudra à un million de...