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Changes et Bourses L’euro pour la première fois à plus de 1,35 $

L’euro a dépassé pour la première fois depuis son lancement en 1999 le seuil de 1,35 $ (à 1,3517 $) à la veille du long week-end de Noël. La monnaie unique a profité, comme c’est le cas depuis la mi-octobre, du sentiment de défiance des investisseurs à l’égard du dollar : un sentiment qui a fait perdre au billet vert près de 15 % de sa valeur cette année face à l’euro. La publication hier d’indicateurs US mitigés a donc donné un coup de fouet à la devise européenne alors que les opérateurs tablaient dans leur consensus sur une nouvelle phase de repli du dollar en 2005. À cet égard, les marchés ont été très sensibilisés par l’annonce d’une augmentation des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 17 000 pour totaliser 333 000 au cours de la semaine achevée le 18 décembre. Ce développement, témoignant de l’ampleur des suppressions d’emplois entraînées par l’affaiblissement de l’économie US, a lourdement pesé sur le dollar surtout après que les opérateurs eurent appris que les ventes de logements neufs aux États-Unis auraient diminué de 12 % en novembre contre une hausse de 0,2 % en octobre. Cela d’autant que les dépenses des Américains à la consommation ont sensiblement ralenti, ne progressant que de 0,2 % contre 0,7 %, dans une proportion inférieure à la hausse de 0,3 % de leurs revenus personnels contre 0,6 % pendant la même période. Dans ce contexte, l’annonce par le département US du Commerce que les commandes de biens durables aux États-Unis ont augmenté de 1,6 % en novembre après une baisse de 0,9 % en octobre est passée comme inaperçue ainsi que la révision en hausse par l’Université du Michigan de son indice mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis de 95,7 points à 97,1 points en décembre contre 92,8 points en novembre. De plus, le sentiment que le repli du dollar est implicitement favorisé par les autorités US, qui voient d’un bon œil le glissement du billet vert pour financer les énormes déficits des comptes courants et du budget des États-Unis, continuait d’agir au profit de l’euro. Celui-ci est parvenu ainsi à se négocier finalement en nette hausse de 0,93 % à 1,3510 $ contre 1,3385 $ la veille. Bonne tenue des Bourses La Bourse US a progressé modestement avant le long week-end de Noël, alors que le marché digérait la série d’indicateurs économiques publiés aux États-Unis hier, la confirmation de la baisse du pétrole et le nouvel accès de faiblesse du dollar. De ce fait, les nouvelles faisant état que la SEC pourrait ouvrir un nouveau volet dans son enquête sur les pratiques comptables de Fannie Mae, en s’intéressant à de possibles violations de la loi Sarbanes-Oxley sur la gouvernance d’entreprise, n’ont pas empêché la cote de poursuivre son mouvement ascensionnel. Les Bourses européennes aussi ont réussi à terminer la journée d’hier dans le vert, respectant la tradition de rebond de fin d’année. Les rares opérateurs encore présents dans les salles de marché ont donc ignoré la nouvelle appréciation de l’euro ainsi que les indicateurs mitigés en provenance des États-Unis, et se sont montrés plutôt rassurés par la poursuite du repli des cours du pétrole. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere se sont stabilisées à 8,10 $ alors que les actions B sont tombées dans un creux. Élie KAHWAGI

L’euro a dépassé pour la première fois depuis son lancement en 1999 le seuil de 1,35 $ (à 1,3517 $) à la veille du long week-end de Noël. La monnaie unique a profité, comme c’est le cas depuis la mi-octobre, du sentiment de défiance des investisseurs à l’égard du dollar : un sentiment qui a fait perdre au billet vert près de 15 % de sa valeur cette année face à l’euro. La publication hier d’indicateurs US mitigés a donc donné un coup de fouet à la devise européenne alors que les opérateurs tablaient dans leur consensus sur une nouvelle phase de repli du dollar en 2005. À cet égard, les marchés ont été très sensibilisés par l’annonce d’une augmentation des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 17 000 pour totaliser 333 000 au cours de la semaine achevée le 18...