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Ouverture à Istanbul du procès de l’islamiste Metin Kaplan Le militant islamiste turc Metin Kaplan, expulsé d’Allemagne en octobre et inculpé de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel en Turquie, a réfuté hier toute accusation de terrorisme au premier jour de son procès devant une cour d’assises d’Istanbul. Le « calife de Cologne », comme l’ont surnommé les médias allemands, a utilisé sa première audition comme une tribune pour démontrer avec force références au Coran qu’en tant que bon musulman, il ne pouvait pas être un terroriste, même s’il était de son devoir de défendre le rôle de l’islam dans la politique. Parmi les 14 chefs d’accusation retenus contre Kaplan figure une tentative d’attentat avec un avion bourré d’explosifs contre le mausolée à Ankara de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne et laïque, en 1998, lors des festivités marquant le 75e anniversaire de la République. Interrogations sur la mort du chef d’Abu Sayyaf Les autorités philippines cherchent à vérifier des informations sur la mort dans un raid aérien du chef du groupe islamique Abu Sayyaf, auteur d’enlèvements et de meurtres d’Occidentaux et de Philippins, a déclaré hier un responsable militaire. Un informateur de l’armée a déclaré que Khadaffy Janjalani avait été « coupé en deux » le mois dernier lors d’un bombardement de rebelles près de la ville de Datu Piang, sur l’île de Mindanao, dans le sud de l’archipel, a déclaré le colonel Jerry Jalandoni, responsable militaire de la région. Il a ajouté que le raid avait eu lieu le 19 novembre au moment où Janjalani était censé rencontrer des membres du réseau terroriste régional de la Jamaa islamiya impliqué dans l’attentat de Bali qui a fait 202 morts en 2002. Selon les mêmes sources, le corps a été emporté et enterré dans la ville voisine de Mamasapano. Une passagère d’un train brûlée par un produit chimique à Tokyo Un mystérieux liquide répandu sur une banquette a brûlé une jeune femme et incommodé deux autres passagers d’un train de banlieue de Tokyo dimanche soir, a rapporté la police hier. « Tout ce que l’on sait, c’est que ce liquide est un alcali », a déclaré un responsable des forces de l’ordre, ajoutant qu’il faudrait une semaine pour identifier le produit. Les pompiers en tenue de protection renforcée ont été appelés à la rescousse. En 1995, douze personnes avaient été tuées et des milliers de personnes avaient été blessées dans le métro de Tokyo par une attaque de la secte Aoum au gaz sarin. Attentat déjoué à Lahore et arrestation d’un collaborateur d’el-Qaëda La police pakistanaise a annoncé hier avoir déjoué un « attentat terroriste d’envergure » à Lahore (est du Pakistan) après avoir arrêté six militants présumés d’el-Qaëda, dont le collaborateur d’un membre recherché par les forces de l’ordre. Des explosifs, des grenades et des munitions ont été découverts pendant les opérations qui ont eu lieu ce week-end et ont permis l’arrestation d’un collaborateur du militant libyen Abu Faraj al-Libbi, qui est recherché pour avoir fomenté deux tentatives d’assassinat contre le président Pervez Musharraf. « Nous avons arrêté six suspects, dont Malik Tehsin qui était un collaborateur d’Abu Faraj al-Libbi, un membre d’el-Qaëda qui est recherché », a-t-on ajouté de même source. Tehsin fait partie de deux mouvements sunnites interdits, le Sipah Sahaba Pakistan et le Laskar-i-Jhangvi, et a subi un entraînement en Afghanistan il y a quelques années. Le Pakistan a offert une récompense de 20 millions de roupies (333 333 dollars) pour l’arrestation d’al-Libbi qui est considéré comme le cerveau de deux attaques contre le général Musharraf les 14 et 25 décembre 2003. Les États-Unis ont offert également cinq millions de dollars de récompense pour son arrestation. Un avocat commis d’office dénonce les lois antiterroristes britanniques Un avocat commis d’office à la défense de personnes incarcérées en Grande-Bretagne sans jugement préalable a renoncé hier à poursuivre sa tâche, estimant que les droits élémentaires de ses clients n’étaient pas respectés. Ian McDonald, qui faisait partie d’une équipe d’avocats nommés par le gouvernement pour assurer la défense de musulmans soupçonnés d’être liés à une entreprise terroriste, s’est justifié en disant que les lois antiterroristes britanniques allaient à l’encontre de sa conscience. Jeudi dernier, la Chambre des lords a jugé que les pouvoirs attribués au gouvernement dans le cadre de ces lois représentaient une violation des droits de l’homme. Peu après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la Grande-Bretagne avait déclaré l’état d’urgence, qui, selon le gouvernement de Tony Blair, suspendait de facto le droit à un procès équitable garanti par le droit européen.
Ouverture à Istanbul du procès
de l’islamiste Metin Kaplan
Le militant islamiste turc Metin Kaplan, expulsé d’Allemagne en octobre et inculpé de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel en Turquie, a réfuté hier toute accusation de terrorisme au premier jour de son procès devant une cour d’assises d’Istanbul. Le « calife de Cologne », comme l’ont surnommé les médias allemands, a utilisé sa première audition comme une tribune pour démontrer avec force références au Coran qu’en tant que bon musulman, il ne pouvait pas être un terroriste, même s’il était de son devoir de défendre le rôle de l’islam dans la politique. Parmi les 14 chefs d’accusation retenus contre Kaplan figure une tentative d’attentat avec un avion bourré d’explosifs contre le mausolée à Ankara de Mustafa Kemal...