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Actualités - Chronologie

Auparavant moqué comme « fadasson », Zapatero impose son style direct

Auparavant présenté comme « fadasson » par les humoristes, le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE), José Luis Rodriguez Zapatero, a fait montre d’un style particulièrement direct dès le lendemain de sa victoire aux élections législatives. Interrogé sur l’Irak, « le socialiste tranquille », comme l’a surnommé le journal el-Pais (centre-gauche), a assumé sans sourciller une volte-face radicale par rapport à la diplomatie atlantiste de José Maria Aznar, et aussitôt annoncé un retour des troupes espagnoles d’Irak. Sans autre précaution diplomatique, le futur chef du gouvernement espagnol a également interpellé le président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Tony Blair, qui, a-t-il dit, « vont devoir faire leur autocritique » sur la guerre en Irak. Surnommé « Sosoman » (de soso, fade en espagnol) par les humoristes des Guignols de l’info, M. Zapatero, 43 ans, se juge lui-même « transparent » et déclare à qui veut l’entendre que « le pouvoir ne (le) changera pas ». Se présentant comme un homme de dialogue, il a annoncé dans ses premières déclarations « un temps nouveau en politique, de nouvelles formes, le respect du pluralisme, le droit à la critique, le dialogue continu et permanent », avec les forces politiques, les nationalismes régionaux et « tous » les pays étrangers. Dans une allusion au gouvernement sortant, il a annoncé son intention « de ne pas manipuler, ni mentir, de respecter la société civile, d’écouter les citoyens », qui étaient en écrasante majorité contre la guerre en Irak. Ce style direct et cette rupture par rapport à la politique du précédent gouvernement sont relayés par certains de ses proches et collaborateurs. Ainsi Miguel Angel Moratinos, pressenti pour être le prochain ministre des Affaires étrangères selon la presse, a-t-il déclaré hier que le traité de Nice n’était pas indispensable. Le refus du gouvernement espagnol sortant de modifier le traité de Nice, dont les aspects institutionnels sont favorables à l’Espagne, a été à la base de l’impasse sur le projet de constitution européenne. Plutôt introverti, issue d’une famille de classe moyenne de Castille, professeur de droit, marié à Sonsoles Espinosa, et père de deux filles, M. Zapatero n’a aucune passion en dehors de la politique. Grand et maigre, un physique de garçon raisonnable qui contraste avec sa voix grave et solennelle, on disait qu’il manquait de charisme. Discret mais acharné, il n’en a pas moins grimpé les échelons jusqu’à gagner les élections dimanche, alors que même ses propres troupes n’y croyaient plus. Ses convictions politiques lui sont dictées par le testament de son grand-père, républicain fusillé par les franquistes durant la guerre civile espagnole (1936-1939). « Meurt innocent et pardonne. » Cette devise, symbole d’une Espagne réconciliée, a forgé, dit-il, l’esprit de consensus qui, selon lui, a toujours manqué à M. Aznar.
Auparavant présenté comme « fadasson » par les humoristes, le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE), José Luis Rodriguez Zapatero, a fait montre d’un style particulièrement direct dès le lendemain de sa victoire aux élections législatives.
Interrogé sur l’Irak, « le socialiste tranquille », comme l’a surnommé le journal el-Pais (centre-gauche), a assumé sans sourciller une volte-face radicale par rapport à la diplomatie atlantiste de José Maria Aznar, et aussitôt annoncé un retour des troupes espagnoles d’Irak.
Sans autre précaution diplomatique, le futur chef du gouvernement espagnol a également interpellé le président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Tony Blair, qui, a-t-il dit, « vont devoir faire leur autocritique » sur la guerre en Irak.
Surnommé « Sosoman » (de...