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Actualités - Chronologie

Chirac en profond désaccord avec l’UMP sur la Turquie

En affirmant son « oui, si » à l’entrée de la Turquie dans l’UE, le président Jacques Chirac se retrouve en profond désaccord avec son propre parti, l’UMP, mais a choisi d’assumer cette contradiction, au nom de sa vision à long terme de la construction européenne. Mercredi sur TF1, le chef de l’État s’est livré à un long plaidoyer en faveur de l’entrée de la Turquie au terme de négociations qui, a-t-il insisté, pourront durer « 10 ans, 15 ans, 20 ans ». M. Chirac a rejeté l’idée d’un « partenariat privilégié » en affirmant qu’Ankara n’accepterait « jamais » cette solution proposée par les opposants à sa candidature. Ses propos ont été paradoxalement mieux accueillis au PS qu’à l’UMP, dont plusieurs dirigeants étaient très mal à l’aise pour commenter l’intervention présidentielle. Seul le très chiraquien Bernard Accoyer, patron des députés UMP, a réagi positivement. Il est vrai que, lors d’un Conseil national le 9 mai, l’UMP s’est très clairement prononcée contre l’adhésion de la Turquie, alors que le chiraquien Alain Juppé en assurait encore la présidence. Depuis que Nicolas Sarkozy préside aux destinées de l’UMP, les choses n’ont pas changé, tant s’en faut. La position de Jacques Chirac crée une « difficulté incontestable », a-t-il déclaré mercredi peu avant l’intervention présidentielle, alors qu’il était en visite en Israël. « Tout nouvel élargissement (...) reviendrait à revoir nécessairement à la baisse les objectifs de l’Union européenne », a-t-il renchéri hier. Nicolas Sarkozy ne voit « aucun élément nouveau » pouvant le conduire « à demander à l’UMP de changer la position qu’elle a prise » en mai à 71,8 % des voix.
En affirmant son « oui, si » à l’entrée de la Turquie dans l’UE, le président Jacques Chirac se retrouve en profond désaccord avec son propre parti, l’UMP, mais a choisi d’assumer cette contradiction, au nom de sa vision à long terme de la construction européenne. Mercredi sur TF1, le chef de l’État s’est livré à un long plaidoyer en faveur de l’entrée de la Turquie au terme de négociations qui, a-t-il insisté, pourront durer « 10 ans, 15 ans, 20 ans ». M. Chirac a rejeté l’idée d’un « partenariat privilégié » en affirmant qu’Ankara n’accepterait « jamais » cette solution proposée par les opposants à sa candidature. Ses propos ont été paradoxalement mieux accueillis au PS qu’à l’UMP, dont plusieurs dirigeants étaient très mal à l’aise pour commenter l’intervention...