ÉTATS-UNIS
Bush réaffirme la politique du « dollar fort »
le 16 décembre 2004 à 00h00
Le président américain George W. Bush a réaffirmé hier la politique du « dollar fort », en répétant toutefois le rôle prépondérant des marchés dans la fixation des taux de change.
« La politique de mon gouvernement est une politique du dollar fort », a assuré M. Bush lors d’une rencontre avec le Premier ministre italien Silvio Berlusconi.
« Nous pensons que les marchés devraient décider de la relation entre le dollar et l’euro », a-t-il toutefois ajouté.
Les responsables américains répètent depuis des mois ce message ambigu¸ sur le dollar en réitérant leur soutien au dollar fort – avant d’ajouter que c’est aux marchés de fixer la valeur des monnaies. Les marchés y voient un feu vert à une dépréciation en douceur du billet vert.
« Dans la mesure où le gouvernement contribue à créer les conditions permettant un dollar fort, nous ferons tout notre possible, durant la session parlementaire à venir, pour envoyer aux marchés le signal que nous nous attaquerons à nos déficits, ce qui incitera les gens à acheter du dollar », a ajouté M. Bush.
Les États-Unis ont accusé un déficit budgétaire record de 413 milliards de dollars pour l’année fiscale 2004 mais le gouvernement Bush a promis de diviser ce déficit par deux d’ici à cinq ans, un objectif qui risque d’être compliqué par le départ à la retraite de la génération du baby-boom à partir de 2008.
Du côté de la balance commerciale, le déficit dépasse déjà 500 milliards de dollars sur 10 mois et il va battre un nouveau record sur l’ensemble de l’année 2004. Ces deux déficits suscitent de vives inquiétudes chez les partenaires économiques des États-Unis qui voient le pays vivre au-dessus de ses moyens.
« La Réserve fédérale a de nouveau relevé ses taux », a également rappelé M. Bush, y voyant « un signal » du président de la banque centrale Alan Greenspan pour dire qu’il est « conscient de l’évaluation relative de l’euro et du dollar ».
La Fed a relevé ses taux directeurs d’un quart de point à 2,25 % mardi et a laissé entendre qu’elle pourrait continuer à resserrer sa politique monétaire.
Les taux d’intérêt américains sont désormais supérieurs aux taux européens, ce qui devrait attirer les investisseurs et aider le dollar à se redresser.
Depuis son plus haut en mai, le billet vert a perdu 12 % de sa valeur face à l’euro.
Le président américain George W. Bush a réaffirmé hier la politique du « dollar fort », en répétant toutefois le rôle prépondérant des marchés dans la fixation des taux de change.
« La politique de mon gouvernement est une politique du dollar fort », a assuré M. Bush lors d’une rencontre avec le Premier ministre italien Silvio Berlusconi.
« Nous pensons que les marchés devraient décider de la relation entre le dollar et l’euro », a-t-il toutefois ajouté.
Les responsables américains répètent depuis des mois ce message ambigu¸ sur le dollar en réitérant leur soutien au dollar fort – avant d’ajouter que c’est aux marchés de fixer la valeur des monnaies. Les marchés y voient un feu vert à une dépréciation en douceur du billet vert.
« Dans la mesure où le gouvernement contribue à créer les...
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