Les partis chrétiens misent sur le vote de la diaspora
le 11 décembre 2004 à 00h00
Les partis chrétiens d’Irak misent sur le vote de la diaspora, dont le nombre dépasse celui de leurs électeurs à l’intérieur du pays, pour avoir une voix au chapitre dans le prochain Parlement et affirmer leur identité.
« Nous sommes ici depuis des milliers d’années. Nous devrions être considérés comme des citoyens de première et non de troisième classe », estime Fouad Boudagh, le chef du Conseil chaldéen national. Pour Emmanuel Khorchada Yohanna, du Parti démocratique assyrien, les voix des expatriés sont essentielles pour obtenir suffisamment de sièges dans l’Assemblée qui sortira des urnes le 30 janvier 2005. « Environ 200 000 chrétiens irakiens vivent à Detroit (nord des États-Unis). Ils peuvent nous aider à gagner au moins 15 sièges », dit-il. Dans la dernière Assemblée de 135 sièges élue démocratiquement dans les années 1950, les chrétiens étaient représentés par six membres. Selon M. Boudagh, plus d’un million de chrétiens d’Irak vivent à l’étranger, alors qu’à l’intérieur du pays, ils ne représentent qu’environ 3 % des quelque 24 millions d’Irakiens.
« L’une des autres raisons pour laquelle nous dépendons des chrétiens de l’étranger est que, dans certaines villes comme Mossoul (...), les chrétiens, intimidés, risquent de ne pas se rendre dans les bureaux de vote », ajoute M. Yohanna, faisant référence aux récentes attaques ayant visé des églises dans cette ville du Nord, abritant une très grosse communauté chrétienne. La Commission électorale indépendante cherche d’ailleurs à favoriser la participation aux élections de tous les Irakiens vivant en exil, y compris les chrétiens.
Pour les huit partis chrétiens en lice pour les élections, ce scrutin constitue en outre un bon moyen de prendre part à la rédaction de la Constitution permanente en vue de garantir leur identité. Si les responsables chrétiens excluent la possibilité de l’instauration d’un régime islamique, tous soulignent néanmoins l’importance d’un État laïque où la liberté de culte serait garantie.
Les partis chrétiens en lice pour les élections font partie de différentes coalitions et n’ont, de ce fait, pas de stratégie unifiée. Pour certains, ces divisions résultent des tentatives de gros partis d’avaler les plus petits.
Les partis chrétiens d’Irak misent sur le vote de la diaspora, dont le nombre dépasse celui de leurs électeurs à l’intérieur du pays, pour avoir une voix au chapitre dans le prochain Parlement et affirmer leur identité.
« Nous sommes ici depuis des milliers d’années. Nous devrions être considérés comme des citoyens de première et non de troisième classe », estime Fouad Boudagh, le chef du Conseil chaldéen national. Pour Emmanuel Khorchada Yohanna, du Parti démocratique assyrien, les voix des expatriés sont essentielles pour obtenir suffisamment de sièges dans l’Assemblée qui sortira des urnes le 30 janvier 2005. « Environ 200 000 chrétiens irakiens vivent à Detroit (nord des États-Unis). Ils peuvent nous aider à gagner au moins 15 sièges », dit-il. Dans la dernière Assemblée de 135 sièges élue...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.