Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro chute puis se reprend

L’euro a reculé à son plus bas niveau depuis deux semaines face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux avant de se reprendre en fin de journée, tandis que les investisseurs continuaient à prendre leurs bénéfices à l’approche de la fin de l’année. C’est ainsi qu’après avoir fait une incursion sous le seuil de 1,32 $ pour reculer à 1,3139 $, la monnaie unique ne tardait pas à repasser au-dessus de cette barre, certains opérateurs continuant à rééquilibrer leurs portefeuilles de devises et d’autres à racheter le dollar. Ce phénomène, observé depuis le début de la semaine, reste dominé en premier lieu par des facteurs techniques. Les investisseurs, qui étaient particulièrement pessimistes pour le dollar sur fond d’énormes déficits commercial, de comptes courants et de budget US, et qui avaient vendu beaucoup de dollars ces dernières semaines, se repositionnent de nouveau sur le billet vert avant la clôture des comptes de fin d’année. Mais, il n’en demeure pas moins que les fondamentaux de l’économie US ont une certaine part dans cette orientation du marché. À cet égard, les cambistes ont fait état de la hausse de l’indice des prix à la production aux États-Unis de 0,5 % en novembre après 1,7 % en octobre, témoignant de la persistance des pressions inflationnistes qui pourraient contraindre la Fed à relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,25 % lors de la réunion mardi prochain de son comité de politique monétaire. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice préliminaire mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie des États-Unis a augmenté en décembre à 95,7 points contre 92,8 points en novembre, confirmant la solidité de l’économie US. Cela étant, et compte tenu de la baisse de la production industrielle française de 0,7 % en octobre contre une hausse de 3,2 % en septembre et de la dégradation des échanges commerciaux de la France, dont le déficit est remonté de 705 mls $ à 2,068 mds $ pendant la même période, les opérateurs ont estimé devoir continuer à prendre leurs gains sur l’euro, le faisant négocier finalement à New York à 1,3225 $ contre 1,3305 $ la veille, en baisse de 0,60 %. Volatilité de Wall Street et hausse des européennes La Bourse US a évolué autour de l’équilibre en cette fin de semaine, les opérateurs consolidant leurs positions avant la réunion de la Fed. Pourtant, le marché s’est montré indécis face à une inflation inspirant des craintes et une confiance des consommateurs plutôt rassurante. Du côté des sociétés, l’annonce par United Technologies d’une hausse de 10 à 15 % de ses bénéfices en 2005 a eu un effet très limité sur l’ensemble de la cote ainsi que la décision prise par GM de racheter jusqu’à 15 mds $ de ses actions sur 3 ans. Quant aux Bourses européennes, elles ont terminé toutes en hausse, soulagées par la remontée du dollar et la détente des prix pétroliers après la décision très attendue de l’Opep de réduire sa production d’un million de barils par jour. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A de Solidere de 8,30 $ à 8,40 $ et des actions B de 8,23 $ à 8,29 $. Élie KAHWAGI

L’euro a reculé à son plus bas niveau depuis deux semaines face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux avant de se reprendre en fin de journée, tandis que les investisseurs continuaient à prendre leurs bénéfices à l’approche de la fin de l’année. C’est ainsi qu’après avoir fait une incursion sous le seuil de 1,32 $ pour reculer à 1,3139 $, la monnaie unique ne tardait pas à repasser au-dessus de cette barre, certains opérateurs continuant à rééquilibrer leurs portefeuilles de devises et d’autres à racheter le dollar. Ce phénomène, observé depuis le début de la semaine, reste dominé en premier lieu par des facteurs techniques. Les investisseurs, qui étaient particulièrement pessimistes pour le dollar sur fond d’énormes déficits commercial, de comptes courants et de budget US, et...