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La vertu perdue d’un chant de Noël

Une école primaire du nord de l’Italie, qui voulait retirer le mot « Jésus » d’un chant de Noël pour ne pas froisser ses élèves musulmans et le remplacer par « vertu », a dû y renoncer après des accusations d’« athéisme ». « Tous les enfants chanteront le texte original avec le mot Jésus, y compris les élèves musulmans », a annoncé l’inspecteur d’académie, Benedetto Scaglione, dans le quotidien Corriere della Sera. « Les parents des enfants musulmans ont dit qu’ils ne voyaient pas d’inconvénient à ce que le nom de Jésus soit prononcé dans la chanson », a-t-il ajouté. La religion musulmane considère Jésus comme un prophète. C’est un élève non musulman de l’école Fogazzaro, près de Côme – 400 élèves dont 20 % d’enfants d’origine étrangère –, qui avait soulevé la question en classe, selon le récit du Corriere. L’institutrice avait alors proposé de remplacer « C’est le jour de Jésus » par « C’est le jour de la vertu » dans la chanson intitulée Bon Noël dans la joie . Au retour de l’école, les parents avaient vu ainsi le mot « Jésus » barré au crayon sur les cahiers de chant. Horrifié, l’un d’eux avait envoyé un courrier de protestation à la Ligue du Nord, parti populiste et xénophobe, membre de la coalition gouvernementale. Le secrétaire régional de la Ligue, Nicola Monteli, avait aussitôt dénoncé un « événement honteux, grave et scandaleux ». Et l’évêque local d’accuser : « La suppression de tout signe religieux équivaut à imposer l’athéisme . » Le directeur de l’école, Pasquale Capria, regrette quant à lui qu’un tel climat ait précédé Noël : « Ils m’ont fait passer pour le tueur de la religion catholique. La question a été instrumentalisée par la Ligue du Nord », a-t-il accusé.

Une école primaire du nord de l’Italie, qui voulait retirer le mot « Jésus » d’un chant de Noël pour ne pas froisser ses élèves musulmans et le remplacer par « vertu », a dû y renoncer après des accusations d’« athéisme ».
« Tous les enfants chanteront le texte original avec le mot Jésus, y compris les élèves musulmans », a annoncé l’inspecteur d’académie, Benedetto Scaglione, dans le quotidien Corriere della Sera. « Les parents des enfants musulmans ont dit qu’ils ne voyaient pas d’inconvénient à ce que le nom de Jésus soit prononcé dans la chanson », a-t-il ajouté. La religion musulmane considère Jésus comme un prophète.
C’est un élève non musulman de l’école Fogazzaro, près de Côme – 400 élèves dont 20 % d’enfants d’origine étrangère –, qui avait soulevé la...