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Ski alpin Des hauts et des bas pour Miller en Coupe du monde(photo)

L’Américain Bode Miller, 27 ans, a quitté Beaver Creek (Colorado) avec un bilan mitigé : brillant en vitesse, il fut absent à l’arrivée des disciplines techniques, manquant deux occasions de creuser l’écart en tête de la Coupe du monde masculine de ski alpin. Miller a d’abord semé le doute parmi ses rivaux. Deuxième du super G puis lauréat de la descente, la 2e de sa carrière après la révélation à Lake Louise (Canada), il était un patron incontesté avec 480 points sur 500 possibles en cinq courses. Mais le compteur est resté bloqué après les sorties prématurées en géant puis en slalom, ses domaines de prédilection depuis son arrivée sur le circuit : c’est dans ces deux épreuves qu’il a signé 11 de ses 16 victoires en Coupe du monde – dont la dernière à Soelden (géant) fin octobre, pour l’ouverture de la saison. « J’ai commis une erreur en super G, la descente fut fantastique, j’étais super rapide en géant : ce fut un bonne semaine de ski dans l’ensemble », estimait le double vice-champion olympique et double champion du monde de géant et combiné qui cherchera à gagner dans les quatre disciplines cette saison, exploit réalisé une seule fois par le Luxembourgeois Marc Girardelli, en 1989. Malgré sa satisfaction affichée, l’euphorie américaine, née du doublé en super G (Miller devant Daron Rahlves à Lake Louise), est retombée comme un soufflé. Dans l’encadrement américain, on cherche déjà des solutions pour canaliser la fougue et le caractère indépendant du numéro un. Histoire de se rassurer avant les Mondiaux de fin janvier à Bormio (Italie). À l’opposé, l’espoir est revenu dans le camp autrichien, particulièrement chez Hermann Maier, premier dauphin avec 274 points, et Benjamin Raich (3e avec 263 pts). « La chasse à Miller a commencé », a d’ailleurs lancé Raich après sa victoire en slalom qui lui a apporté 100 des 189 points engrangés en quatre courses américaines. Abattu après ses échecs en vitesse, Maier, le détenteur du grand globe de cristal, a retrouvé confiance après sa 2e place en géant, même s’il avouait encore souffrir, particulièrement par temps froid, des séquelles de son accident de moto de 2001 après lequel il avait miraculeusement échappé à l’amputation. « Herminator » trouve une solution à ses problèmes de chaussures « Herminator », qui fête aujourd’hui ses 32 ans, a trouvé la solution à ses problèmes de chaussures. Fait rare, il a obtenu de son équipementier la permission d’utiliser les chaussures Atomic en géant et les Lange dans les épreuves de vitesse. La descente et le géant de Val-d’Isère, la semaine prochaine, seront deux occasions de tester la confiance du trio de tête. Comme d’habitude les Norvégiens auront leur mot à dire. Avec Lasse Kjus, « vieux renard » des pistes (33 ans), qui a surpris en s’adjugeant le géant du Colorado alors qu’on le disait malade. Ce succès pourrait redonner des ailes à son compagnon de chambrée, Kjetil-Andre Aaamodt, qui revient doucement d’une fracture de la cheville droite. Et à Aksel Lund Svindal, jeune polyvalent de 22 ans qui a le talent pour succéder à ses compatriotes trentenaires. Les Suisses viseront le premier podium qui leur a échappé de peu en super G (Tobias Gruenenfelder 4e) et en descente (Didier Cuche 4e et Bruno Kernen 5e). Avec en embuscade le jeune Silvan Zurbriggen (23 ans), vice-champion du monde de slalom – sans lien de parenté avec Pirmin, roi des pistes dans les années 80. En dépit de l’échec en géant, l’Italie reste compétitive dans les disciplines techniques comme l’a prouvé Giorgio Rocca (2e du slalom). Quant aux Français, ils auront à cœur de s’illustrer devant leur public à Val-d’Isère. Particulièrement le descendeur Antoine Dénériaz, 2e à Lake Louise et 13e au général, qui retrouvera une piste qui l’avait révélé en 1998 (4e).
L’Américain Bode Miller, 27 ans, a quitté Beaver Creek (Colorado) avec un bilan mitigé : brillant en vitesse, il fut absent à l’arrivée des disciplines techniques, manquant deux occasions de creuser l’écart en tête de la Coupe du monde masculine de ski alpin.
Miller a d’abord semé le doute parmi ses rivaux. Deuxième du super G puis lauréat de la descente, la 2e de sa carrière après la révélation à Lake Louise (Canada), il était un patron incontesté avec 480 points sur 500 possibles en cinq courses.
Mais le compteur est resté bloqué après les sorties prématurées en géant puis en slalom, ses domaines de prédilection depuis son arrivée sur le circuit : c’est dans ces deux épreuves qu’il a signé 11 de ses 16 victoires en Coupe du monde – dont la dernière à Soelden (géant) fin octobre, pour...