Le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, a déclaré hier au quotidien The Independant que Londres envisageait d’accueillir une conférence sur la paix au Proche-Orient. Mais Washington et Jérusalem posent plusieurs conditions. Le chef de la diplomatie britannique a ainsi paru confirmer l’information du Daily Telegraph, qui croit savoir que les États-Unis ont donné leur aval à une telle initiative. Le Telegraph précise que Tony Blair, qui se rendra au Proche-Orient ce mois-ci, discutera avec les dirigeants israéliens et palestiniens des modalités de cette réunion, qui pourrait avoir lieu au début de l’année. Blair, qui fait d’un règlement du conflit une priorité de sa politique étrangère, avait évoqué la question avec le président américain George Bush le mois dernier à Washington. Les deux hommes ont dit voir dans le décès de Yasser Arafat une occasion de sortir de l’impasse le processus de paix au Proche-Orient, Bush ayant même promis de contribuer à la création d’un État palestinien avant la fin de son mandat.
D’ailleurs, Tony Blair a affirmé hier que la période à venir est « absolument cruciale » pour parvenir à un règlement de paix au Proche-Orient, affirmant également vouloir travailler à éradiquer les racines du terrorisme. « Si nous ne saisissons pas cette opportunité maintenant, il se pourrait qu’elle ne se représente pas », a-t-il insisté. Sans lier directement le conflit israélo-palestinien et le terrorisme, le Premier ministre britannique a aussi mis à profit cette conférence de presse pour réaffirmer sa volonté de lutter contre les causes de l’extrémisme. Mais, à Washington comme à Jérusalem, on ne confirme pas les informations du Telegraph et on souligne que plusieurs conditions doivent être remplies pour qu’une telle conférence internationale puisse avoir lieu. Selon le journal, la réunion pourrait être convoquée après l’élection du successeur de Arafat à la présidence de l’Autorité palestinienne le 9 janvier, si elle se solde par la victoire du Premier ministre modéré Mahmoud Abbas et non par celle de Marwan Barghouthi. De source autorisée israélienne, on pose également d’autres conditions, notamment que la réunion ne soit pas l’occasion de faire pression sur Israël, de le critiquer et de lui forcer la main. De source autorisée américaine, on déclare d’autre part que la conférence ne pourra avoir lieu que si des progrès sont réalisés dans le cadre de la « feuille de route » internationale pour la paix, actuellement « gelée » par les poursuites des violences sur le terrain. En tout état de cause, on estime dans les milieux politiques israéliens que, « pour le moment, c’est un vœu pieux de la part des Britanniques » et on croit savoir qu’Ariel Sharon ne serait pas prêt à envisager l’idée avant d’avoir mis en œuvre son plan de retrait total de la bande de Gaza prévu avant la fin de l’année 2005.
Le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, a déclaré hier au quotidien The Independant que Londres envisageait d’accueillir une conférence sur la paix au Proche-Orient. Mais Washington et Jérusalem posent plusieurs conditions. Le chef de la diplomatie britannique a ainsi paru confirmer l’information du Daily Telegraph, qui croit savoir que les États-Unis ont donné leur aval à une telle initiative. Le Telegraph précise que Tony Blair, qui se rendra au Proche-Orient ce mois-ci, discutera avec les dirigeants israéliens et palestiniens des modalités de cette réunion, qui pourrait avoir lieu au début de l’année. Blair, qui fait d’un règlement du conflit une priorité de sa politique étrangère, avait évoqué la question avec le président américain George Bush le mois dernier à Washington. Les deux hommes ont...
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