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Actualités - Chronologie

Voile Vendée Globe : grosse frayeur pour Riou

Toujours en tête du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en monocoque, sans escale et sans assistance, au pointage d’hier, Vincent Riou (PRB) a connu une petite frayeur lorsque son bateau s’est couché à la suite d’un choc avec un objet flottant non identifié. Cela n’a toutefois pas empêché Riou d’être toujours devant Jean Le Cam (Bonduelle). Loin derrière, Roland Jourdain (Sil et Veolia) est troisième et Sébastien Josse (VMI) quatrième. « J’ai pris deux à trois paquets de mer sur la tête, c’est froid, a dit Vincent Riou dimanche dans une liaison satellitaire. J’étais à l’intérieur. J’ai entendu un premier choc, puis un second sur l’arrière et mon bateau est parti au tas (NDLR : se coucher avec les voiles dans l’eau). Je croyais en avoir fini avec les cochonneries dans l’eau, c’est le genre de truc aléatoire qui est pénible à admettre. Une vraie roulette russe ». Heureusement pour Riou, même si le vent soufflait à 30 nœuds et qu’il faisait nuit noire, tous les systèmes ont bien fonctionné. Sous l’impact, le safran s’est relevé. « Tu ne peux pas aller comme un fou. De temps en temps, à 20 nœuds, il y a des vagues et ça part. L’aspect intéressant c’est qu’il fait plus frais, j’arrive à dormir. C’est drôle, moi qui suis un gros dormeur à terre, là je dors cinq heures par jour », a de son côté confié Le Cam lors d’une liaison satellitaire, durant laquelle son bateau a fait une pointe à 18,4 nœuds. « Bien 18,4 nœuds, c’est la vitesse du bateau pas ma tension qui est à 11-4 », s’est-il amusé. Sans dévoiler les options, Riou comme Le Cam ne chercheront pas à rester dans la dépression actuelle qui va trop vite pour ne pas prendre de risques inconsidérés. Ils empanneront, en attendant la dépression qui arrive, et passeront bâbord amure, ce qui les fera légèrement remonter en latitude et les positionnera bien pour la suite. Justement dans cette dépression qui arrive, il y a Jourdain et Josse. Tous deux ont mis « du charbon dans la chaudière », ils ont repris un peu plus de 30 milles en 24 heures, ce n’est pas rien. Jourdain est le seul des quatre premiers à connaître le Sud en solitaire et en monocoque. Il en connaît les pièges et il aura toujours cette volonté affichée depuis le départ de ne pas aller au-delà du raisonnable. Vu de terre, ce qu’il fait en mer est impressionnant, en marin sage qu’il est, il doit avoir encore de la marge.
Toujours en tête du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en monocoque, sans escale et sans assistance, au pointage d’hier, Vincent Riou (PRB) a connu une petite frayeur lorsque son bateau s’est couché à la suite d’un choc avec un objet flottant non identifié.

Cela n’a toutefois pas empêché Riou d’être toujours devant Jean Le Cam (Bonduelle). Loin derrière, Roland Jourdain (Sil et Veolia) est troisième et Sébastien Josse (VMI) quatrième. « J’ai pris deux à trois paquets de mer sur la tête, c’est froid, a dit Vincent Riou dimanche dans une liaison satellitaire. J’étais à l’intérieur. J’ai entendu un premier choc, puis un second sur l’arrière et mon bateau est parti au tas (NDLR : se coucher avec les voiles dans l’eau). Je croyais en avoir fini avec les cochonneries dans l’eau,...