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Actualités - Chronologie

CHANGES La chute du dollar inquiète de plus en plus l’Europe

La baisse continuelle du dollar assombrit de plus en plus les perspectives de croissance de la zone euro, accroissant la pression sur la Banque centrale européenne pour intervenir sur le marché des changes, voire même baisser ses taux. Le très suivi baromètre mensuel Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprise allemands, a reculé de 1,2 point en novembre à 94,1 points, revenant à son plus bas niveau depuis septembre 2003, selon des chiffres publiés hier. Le même jour, l’indice voisin italien ISAE, mesurant le moral du secteur manufacturier italien, a lui aussi reculé de 0,8 point à 90 points. Enfin, en Espagne, le gouverneur de la Banque centrale Jaime Caruana, cité hier par la presse, a estimé que la croissance nationale serait inférieure aux prévisions du gouvernement en 2004 et en 2005. Une évolution traduisant une inquiétude grandissante face à l’appréciation de la monnaie unique, qui a atteint hier un nouveau record. Un phénomène qui rogne sur les exportations, via une baisse de la compétitivité-prix, dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale, aux États-Unis, en Asie ou en Europe de l’Est. Même constat pour l’Italie. « L’impact décalé des prix de l’or noir, le taux de change élevé et les signes de tassement du commerce mondial pèsent progressivement sur la confiance » des entrepreneurs, analyse Vincenzo Guzzo, économiste de Morgan Stanley. Fait aggravant pour l’Allemagne : l’une des deux composantes de l’indice Ifo, mesurant la situation courante, a baissé en novembre pour la première fois depuis le mois de juin de 0,9 point. Le chef-économiste de l’Ifo, Gernot Nerb, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour parler d’une interruption de la reprise économique dans la première économie de la zone euro, malgré le brusque ralentissement de sa croissance du PIB au troisième trimestre, à 0,1 % après 0,4 % au deuxième. La BCE est encouragée en ce sens par plusieurs gouvernements européens, en particulier l’Allemagne, dont la croissance dépend fortement d’exportations qui commencent à marquer le pas. Mais l’institut monétaire, qui ne peut compter sur le soutien des États-Unis, ne semble pas vouloir prendre le risque d’intervenir seul dans l’immédiat. Le seuil critique est évalué à 1,35 dollar par les économistes : au-delà, il pourrait se résigner à agir, estiment-ils.
La baisse continuelle du dollar assombrit de plus en plus les perspectives de croissance de la zone euro, accroissant la pression sur la Banque centrale européenne pour intervenir sur le marché des changes, voire même baisser ses taux.
Le très suivi baromètre mensuel Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprise allemands, a reculé de 1,2 point en novembre à 94,1 points, revenant à son plus bas niveau depuis septembre 2003, selon des chiffres publiés hier.
Le même jour, l’indice voisin italien ISAE, mesurant le moral du secteur manufacturier italien, a lui aussi reculé de 0,8 point à 90 points.
Enfin, en Espagne, le gouverneur de la Banque centrale Jaime Caruana, cité hier par la presse, a estimé que la croissance nationale serait inférieure aux prévisions du gouvernement en 2004 et en 2005.
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