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Les spéculations sur un empoisonnement de Arafat enflent chez les Palestiniens

Les spéculations sur un empoisonnement de Yasser Arafat par Israël, alimentées par des responsables, ne cessent d’enfler chez les Palestiniens depuis la disparition de leur chef le 11 novembre, en l’absence d’une annonce officielle sur les causes du décès. De nombreux Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza refusent en effet de croire que l’homme qui a échappé à tant de tentatives d’assassinat et a même survécu à un crash d’avion ait pu être terrassé par une maladie que « même les médecins français » n’ont pas été en mesure de soigner. « Quand le président est parti pour la France, il ne semblait pas agonisant, et son décès rapide prouve qu’il a été empoisonné », dit, catégorique, Yasser Ziyadeh, un épicier de 37 ans de Ramallah en Cisjordanie, près du QG où Arafat a été confiné depuis décembre 2001. À Jénine, la thèse de l’empoisonnement est également très en vogue, et des habitants pointent un doigt accusateur vers Israël. « Bien sûr, le président a été empoisonné par Israël qui voulait depuis longtemps s’en débarrasser », dit Mohammed Kannan, un employé de banque de 35 ans. L’agriculteur Hicham Abou Ali, 44 ans, renchérit : « Il a été tué, et l’Autorité palestinienne doit l’annoncer haut et fort, et abroger tous les accords qui ont été signés avec Israël. » Dans la bande de Gaza, la rumeur de l’empoisonnement va aussi bon train. « Abou Ammar a été tué par des agents israéliens qui l’ont empoisonné. Il ne peut pas en être autrement », croit savoir Caleb Abou al-Hasni du camp de réfugiés de Chatti. Les tenants de la thèse de l’empoisonnement ont encore été confortés par des déclarations de plusieurs hauts responsables palestiniens, comme Farouk Kaddoumi et Rawhi Fattouh.
Les spéculations sur un empoisonnement de Yasser Arafat par Israël, alimentées par des responsables, ne cessent d’enfler chez les Palestiniens depuis la disparition de leur chef le 11 novembre, en l’absence d’une annonce officielle sur les causes du décès.
De nombreux Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza refusent en effet de croire que l’homme qui a échappé à tant de tentatives d’assassinat et a même survécu à un crash d’avion ait pu être terrassé par une maladie que « même les médecins français » n’ont pas été en mesure de soigner.
« Quand le président est parti pour la France, il ne semblait pas agonisant, et son décès rapide prouve qu’il a été empoisonné », dit, catégorique, Yasser Ziyadeh, un épicier de 37 ans de Ramallah en Cisjordanie, près du QG où Arafat a été...