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Actualités - Opinion

Courrier Superspectateurs

Chic! Allons au cinéma, il y a un bon film qui passe. Mais il faut savoir qu’à Beyrouth City, le bonheur n’est pas dans les salles. Pour commencer, nous achetons nos tickets à des messieurs assez rébarbatifs en général. Quelques personnes venant d’une autre planète arrivent à l’heure, s’installent et attendent le début de la projection. Celle-ci à peine commencée qu’arrive une foule en éveil. La voici qui discute en s’acheminant nonchalamment vers sa place. Certains s’interrogent à haute voix sur ce qu’ils ont pu rater, décident de changer de place puis se souviennent qu’ils ont un peu soif ou un peu faim et voilà que commence le va-et-vient vers la sortie pour le ravitaillement. On ne se donne pas la peine de fermer le rideau de velours afin d’empêcher les lumières d’entrer ou de masquer la voix des placeurs. Et j’oubliais le meilleur, quelques téléphones aux sonneries on ne peut plus discrètes et originales retentissent. Comble de cela, on y répond, on prend son temps, on s’esclaffe même… Que du bonheur. Il fait bon dans nos salles, on y sent, comme sur nos routes, le respect d’autrui. Amale Kalo

Chic! Allons au cinéma, il y a un bon film qui passe. Mais il faut savoir qu’à Beyrouth City, le bonheur n’est pas dans les salles. Pour commencer, nous achetons nos tickets à des messieurs assez rébarbatifs en général. Quelques personnes venant d’une autre planète arrivent à l’heure, s’installent et attendent le début de la projection. Celle-ci à peine commencée qu’arrive une foule en éveil. La voici qui discute en s’acheminant nonchalamment vers sa place. Certains s’interrogent à haute voix sur ce qu’ils ont pu rater, décident de changer de place puis se souviennent qu’ils ont un peu soif ou un peu faim et voilà que commence le va-et-vient vers la sortie pour le ravitaillement. On ne se donne pas la peine de fermer le rideau de velours afin d’empêcher les lumières d’entrer ou de masquer la...