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Moscou perd son lien avec la Palestine et se rapproche d’Israël

La mort du chef de l’Autorité palestinienne « est une lourde perte pour la direction palestinienne et pour tout le peuple palestinien », a déclaré hier le président russe Vladimir Poutine dans une lettre de condoléances envoyée au nouveau numéro un de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas. Aux yeux de plusieurs experts, la fin d’Arafat est aussi une perte pour la Russie, alors que les liens entre Moscou et le résistant de l’OLP remontent à la fin des années 1960. « Nous n’avons plus personne désormais avec qui nous entendre en Palestine et nous céderons donc le premier rôle dans les négociations à la France et à l’Union européenne », relève Oleg Barabanov, de l’Institut de relations internationales MGIMO. Le rôle de la Russie au Proche-Orient, où elle a déjà perdu beaucoup d’influence depuis la fin de la guerre froide, pourrait donc encore s’affaiblir. À moins, estiment les analystes, que Moscou ne joue la carte d’Israël avec qui les contacts se sont nettement développés, notamment dans le sillage de la guerre en Tchétchénie et du credo poutinien de « lutte contre le terrorisme ». De fait, M. Poutine n’a jamais vraiment considéré M. Arafat comme un interlocuteur, et le Kremlin estime aujourd’hui que l’Autorité palestinienne ne fait pas assez pour lutter contre le terrorisme. Enfin, l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a mis en garde hier contre des « tentatives d’une des parties en conflit au Proche-Orient d’utiliser la mort d’Arafat pour modifier le statu quo ».

La mort du chef de l’Autorité palestinienne « est une lourde perte pour la direction palestinienne et pour tout le peuple palestinien », a déclaré hier le président russe Vladimir Poutine dans une lettre de condoléances envoyée au nouveau numéro un de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas. Aux yeux de plusieurs experts, la fin d’Arafat est aussi une perte pour la Russie, alors que les liens entre Moscou et le résistant de l’OLP remontent à la fin des années 1960. « Nous n’avons plus personne désormais avec qui nous entendre en Palestine et nous céderons donc le premier rôle dans les négociations à la France et à l’Union européenne », relève Oleg Barabanov, de l’Institut de relations internationales MGIMO. Le rôle de la Russie au Proche-Orient, où elle a déjà perdu...