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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise de l’euro malgré les menaces d’intervention

L’euro a progressé légèrement face au dollar hier sur des marchés des changes, rendus calmes par le chômage observé aux États-Unis à l’occasion du Veteran’s Day. La poursuite des interventions verbales des responsables politiques et économiques européens pour tenter d’empêcher un nouveau repli du dollar n’a guère eu d’effet sur les opérateurs au lendemain du relèvement du principal taux directeur de la Fed de 1,75 % à 2 %, qui a été rapidement digéré par les marchés. De fait, le scénario d’une intervention physique concertée des banques centrales du groupe des Sept (G7), telle qu’envisagée la veille par le ministre italien de l’Économie, Domenico Siniscalco, ne semble pas convaincre la communauté financière. Celle-ci continue de voir dans ce scénario une menace et pas plus. Car, dit-on dans les milieux cambistes, si on veut obtenir une intervention concertée du G7, il faut que les différents acteurs aient un objectif commun, ce qui n’est pas le cas actuellement. Et d’ajouter que les autorités monétaires européennes, asiatiques et américaines ne recherchent pas la même chose en ce moment, excluant une mesure pareille, comme c’était le cas au lendemain de la réunion du G7 à Boca Raton (Floride) en février dernier. Cela étant, les opérateurs ont ignoré la réaffirmation par Washington de son attachement à la politique du « dollar fort » avec la persistance d’énormes déficits commercial, de paiement et budgétaire des États-Unis. Ils ont donc continué à se débarrasser du dollar au profit de la monnaie unique, abstraction faite du pessimisme conjoncturel qui prévaut dans la zone euro. Ils ont ainsi passé outre à la publication d’une étude de la BCE faisant état d’un net ralentissement de la demande de crédits des entreprises et des ménages dans cette zone au 3e trimestre, alors que les banques se sont montrées dans le même temps plus disposées à prêter. Il en est de même de l’annonce par l’Office fédéral des statistiques que la croissance allemande s’est essoufflée au 3e trimestre avec une progression du PIB de seulement 0,1 % après 0,4 % aux 1er et 2e trimestres. C’est ainsi que l’euro est parvenu malgré tout à se négocier finalement à New York en légère hausse de 0,11 % à 1,2910 $ contre 1,2896 $ la veille. Fermeté des Bourses Pour ce qui est de la Bourse US, elle semblait hier avoir trouvé son rythme de croisière, alors que les prix du pétrole continuaient à se replier. De plus, la mort de Arafat commence à envoyer des signaux au marché disant qu’un vrai processus de paix peut être développé au Moyen-Orient. C’est ainsi que, malgré la baisse de plusieurs sociétés, l’ensemble de la cote est parvenu à se maintenir finalement en terrain positif jusqu’à la clôture. Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses ont gagné du terrain, soutenues par l’ouverture en hausse de Wall Street et la baisse du pétrole. Les bons résultats des télécoms (Deutsche Telecom et BT Group), des compagnies d’aviation (Lufthansa), de certaines entreprises bancaires et pharmaceutiques ont redonné de l’actualité aux placements en valeurs mobilières. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la hausse des actions A de Solidere de 7,57 $ à 7,72 $ et la baisse des actions B de 7,46 $ à 7,44 $. Élie KAHWAGI

L’euro a progressé légèrement face au dollar hier sur des marchés des changes, rendus calmes par le chômage observé aux États-Unis à l’occasion du Veteran’s Day. La poursuite des interventions verbales des responsables politiques et économiques européens pour tenter d’empêcher un nouveau repli du dollar n’a guère eu d’effet sur les opérateurs au lendemain du relèvement du principal taux directeur de la Fed de 1,75 % à 2 %, qui a été rapidement digéré par les marchés. De fait, le scénario d’une intervention physique concertée des banques centrales du groupe des Sept (G7), telle qu’envisagée la veille par le ministre italien de l’Économie, Domenico Siniscalco, ne semble pas convaincre la communauté financière. Celle-ci continue de voir dans ce scénario une menace et pas plus. Car, dit-on dans...