Énergie
Le duel entre Tokyo et Bruxelles
sur la construction du réacteur Iter continue
le 09 novembre 2004 à 00h00
Le duel entre Tokyo et Bruxelles sur la construction du réacteur de fusion nucléaire Iter n’a pas cessé. À Bruxelles, la Commission européenne s’est dite hier confiante dans les chances du site de Cadarache au sud de la France pour accueillir le réacteur de fusion nucléaire expérimental Iter. « Des négociations sont en cours aujourd’hui et demain à Vienne. À notre avis, il serait contre-productif à cet instant de donner des informations sur ces négociations très délicates », a ajouté une source proche de la présidence néerlandaise de l’Union européenne. Si un compromis était effectivement bouclé dans les deux jours à Vienne, la Commission européenne adopterait mercredi une communication reprenant les termes de l’accord. Cette communication détaillerait notamment la contrepartie qui serait accordée au Japon en échange de son retrait de la course, ainsi que le financement du projet.
Le Japon n’a pas tardé à répondre. Il « estime toujours que (le réacteur de fusion nucléaire expérimental) Iter doit être construit à Rokkasho-mura » (nord-est du Japon) et non à Cadarache (sud de la France), a indiqué un responsable japonais à Vienne. « Nous n’avons aucune raison de changer notre position », a ajouté Satoru Ohtaki, directeur de la fusion nucléaire au ministère japonais de la Science et de la Technologie. « Nous allons mettre une proposition très généreuse sur la table pour les six parties » pour obtenir l’implantation du réacteur au Japon, a-t-il ajouté.
Le Japon et la Commission européenne étaient réunis lundi à Vienne pour négocier la construction d’Iter, pour laquelle Rokkasho-mura est en concurrence avec Cadarache.
Une réunion élargie était prévue mardi dans la capitale autrichienne avec les autres parties au dossier, États-Unis, Russie, Corée du Sud et Chine.
L’Union européenne, qui se bat depuis des mois pour accueillir Iter, peut compter sur l’appui de la Chine et de la Russie. Le Japon, de son côté, est soutenu par les États-Unis et la Corée du Sud. Le projet Iter est estimé à 10 milliards d’euros sur trente ans, dont 4,7 milliards d’euros pour la seule construction du réacteur qui doit durer dix ans. Quelque 40 % de ces coûts de construction doivent être pris sur le budget communautaire. La France avait confirmé fin septembre qu’elle était prête à doubler sa participation financière au projet, pour la porter à 914 millions d’euros, soit 20 % du coût de construction.
Le duel entre Tokyo et Bruxelles sur la construction du réacteur de fusion nucléaire Iter n’a pas cessé. À Bruxelles, la Commission européenne s’est dite hier confiante dans les chances du site de Cadarache au sud de la France pour accueillir le réacteur de fusion nucléaire expérimental Iter. « Des négociations sont en cours aujourd’hui et demain à Vienne. À notre avis, il serait contre-productif à cet instant de donner des informations sur ces négociations très délicates », a ajouté une source proche de la présidence néerlandaise de l’Union européenne. Si un compromis était effectivement bouclé dans les deux jours à Vienne, la Commission européenne adopterait mercredi une communication reprenant les termes de l’accord. Cette communication détaillerait notamment la contrepartie qui serait accordée au...
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