Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS Après la victoire, l’équipe Bush reprend sa croisade pour le libre-échange

Conforté par la confiance renouvelée des électeurs américains, le président George W. Bush va poursuivre, voire accélérer sa stratégie du libre-échange commercial lors des quatre années à venir en favorisant notamment les accords bilatéraux, selon les experts. « Les Américains continuent d’apporter leur soutien au commerce libre et équitable », souligne John Murphy, vice-président pour les affaires internationales à la Chambre de commerce des États-Unis. Washington poussera pour un accord du cycle de Doha dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce et poursuivra sur le front des accords bilatéraux de libre-échange, selon les experts interrogés. « John Kerry a essayé de créer une large opposition à Bush en affirmant que Bush était trop en faveur du libre-échange », ajoute M. Murphy. Il note que « le nombre d’électeurs motivés par les appels protectionnistes de l’opposition semble avoir été finalement moins important que ce qu’on pensait ». Les mesures protectionnistes mises en place par le premier gouvernement Bush pour soutenir la sidérurgie américaine s’étaient soldées par une condamnation par l’OMC et de lourdes sanctions de la part des grands partenaires commerciaux. « Il est difficile de dire que les États-Unis vont invoquer une politique protectionniste dure lorsque nous devons faire face à un déficit commercial de près de 600 millions de dollars », a noté Jeffrey Schott, expert de l’Institute for International Economics. Il a rappelé que selon la règle implicite dans l’histoire des échanges commerciaux, on accepte trois mesures de libéralisation et on se réserve la possibilité d’appliquer une mesure protectionniste. « Cette clause de sauvegarde a été d’une grande importance dans la plupart des pays industrialisés pour accepter l’ouverture de leurs barrières commerciales, en Europe comme aux États-Unis », selon lui. Washington a annoncé récemment des projets de limitation de la progression des importations de textiles chinois, craignant un afflux massif l’an prochain avec la levée des quotas. Ce type de protection est prévu dans le cadre de l’accord de l’adhésion de la Chine à l’OMC. Par ailleurs, face à la paralysie des négociations de l’OMC, Washington a multiplié cette année les accords bilatéraux de libre-échange signés avec cinq pays d’Amérique centrale, la République dominicaine, l’Australie, le Maroc et Bahreïn. Une quinzaine d’autres dossiers sont en préparation incluant des pays d’Afrique australe et la Thaïlande. La pièce maîtresse des projets de libéralisation commerciale de George W. Bush reste la création de la Zone de libre-échange des Amériques, vaste étendue sans barrières commerciales allant de l’Alaska à la Terre de Feu, représentant un marché de 13 000 milliards de dollars et 800 millions de consommateurs, comme le répètent les services du représentant américain pour le Commerce, Robert Zoellick. La réalisation de cet objectif ambitieux, que Washington espère achever en 2005, butte notamment sur les réticences du Brésil. La tâche pourrait, enfin, être plus difficile si les rumeurs de départ du principal artisan des accords de libre-échange, Robert Zoellick, se confirmaient. « Le jeu des rumeurs et spéculations est un jeu très prisé à Washington, mais c’est un jeu que nous ne jouons pas », a affirmé son porte-parole Richard Mills.
Conforté par la confiance renouvelée des électeurs américains, le président George W. Bush va poursuivre, voire accélérer sa stratégie du libre-échange commercial lors des quatre années à venir en favorisant notamment les accords bilatéraux, selon les experts.
« Les Américains continuent d’apporter leur soutien au commerce libre et équitable », souligne John Murphy, vice-président pour les affaires internationales à la Chambre de commerce des États-Unis.
Washington poussera pour un accord du cycle de Doha dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce et poursuivra sur le front des accords bilatéraux de libre-échange, selon les experts interrogés.
« John Kerry a essayé de créer une large opposition à Bush en affirmant que Bush était trop en faveur du libre-échange », ajoute M. Murphy. Il note...