Chili
Crimes sous Pinochet : l’armée reconnaît pour la première fois ses responsabilités
le 06 novembre 2004 à 00h00
Pour la première fois, le chef de l’armée chilienne a reconnu la responsabilité des militaires dans les violations des droits de l’homme sous la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), au moment où l’ancien dictateur, commandant en chef de 1973 à 1998, est dans l’attente d’un éventuel procès.
Dans un document publié hier par le quotidien La Tercera et intitulé « Armée chilienne : la fin d’une vision », le général Juan Emilio Cheyre explique que « l’armée chilienne a pris la dure mais irréversible décision d’assumer les responsabilités qui lui correspondent comme institution dans les faits punissables et moralement inacceptables du passé ». Le général Cheyre affirme que les crimes de la dictature ne peuvent pas se justifier malgré l’ambiance de confrontation que vivait le Chili à l’époque. Depuis Rio, où il participait à la cérémonie de clôture du sommet du Groupe de Rio, le président chilien Ricardo Lagos, visiblement ému, a salué le « courage de l’armée chilienne ». « Avec cette avancée historique, l’armée chilienne consolide son processus d’intégration au Chili démocratique d’aujourd’hui et renforce son caractère d’institution permanente de la République dans laquelle tous les Chiliens se reconnaissent », a déclaré le chef de l’État. Jusqu’à présent, les prédécesseurs du général Cheyre soutenaient que les assassinats, tortures et disparitions commis sous la dictature d’Augusto Pinochet, s’expliquaient par des « excès » et des « responsabilités individuelles ».
Pour la première fois, le chef de l’armée chilienne a reconnu la responsabilité des militaires dans les violations des droits de l’homme sous la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), au moment où l’ancien dictateur, commandant en chef de 1973 à 1998, est dans l’attente d’un éventuel procès.
Dans un document publié hier par le quotidien La Tercera et intitulé « Armée chilienne : la fin d’une vision », le général Juan Emilio Cheyre explique que « l’armée chilienne a pris la dure mais irréversible décision d’assumer les responsabilités qui lui correspondent comme institution dans les faits punissables et moralement inacceptables du passé ». Le général Cheyre affirme que les crimes de la dictature ne peuvent pas se justifier malgré l’ambiance de confrontation que vivait le Chili à...
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