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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Vulnérabilité du dollar malgré la bonne tenue de Wall Street

Le dollar, qui n’était pas parvenu à profiter de la réélection du président George W. Bush la veille, s’est retrouvé hier sous pression sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs se focalisant à nouveau sur les déséquilibres de l’économie US. Les investisseurs, initialement préoccupés par les déficits jumeaux de la balance US des comptes courants et du budget fédéral, ont pris prétexte hier du ralentissement du taux de la productivité aux États-Unis, de +3,9 % au 2e trimestre à +1,9 % au 3e trimestre, pour se débarrasser davantage du billet vert. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les commandes industrielles aux États-Unis ont baissé de 0,4 % en septembre après 0,3 % en août. Cela étant, les opérateurs ont ignoré la baisse du nombre des demandeurs d’allocations chômage de 19 000 personnes la semaine dernière (à 332 000), estimant devoir attendre la publication aujourd’hui des chiffres de l’emploi US en octobre pour se faire une idée plus claire sur la situation du marché du travail aux États-Unis dont dépend, dans une certaine mesure, la décision du comité de politique monétaire de la Fed sur les taux d’intérêt lors de sa réunion mercredi prochain. Dans ce contexte, le statu quo monétaire observé hier par la BCE et la Banque d’Angleterre, qui ont maintenu leurs taux de base inchangés à 2 % et à 4,75 % respectivement, n’a guère eu d’impact positif sur le dollar surtout après les propos attribués au président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui veulent dire que les autorités monétaires européennes ne s’inquiètent pas trop pour le moment du niveau atteint par l’euro (voir par ailleurs). Il en est de même de l’annonce par Eurostat que le taux de chômage dans la zone euro s’est stabilisé à un niveau assez élevé en septembre à 8,9 % et qui est passée comme inaperçue ainsi que le nouveau recul de 0,2 % des commandes dans l’industrie allemande pendant la même période. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard aussi aux informations faisant état du décès clinique du président palestinien qui pourrait ouvrir une période d’incertitudes et d’instabilité au Moyen-Orient pesant sur le dollar, l’euro s’est finalement négocié à New York en nouvelle hausse de 0,39 % à 1,2875 $ contre 1,2825 $ la veille. Quant à la Bourse US, elle a été en nette hausse, dopée par l’accélération des cours pétroliers et par la réélection de George W. Bush qui continue de donner de l’élan aux indices boursiers. Les bons chiffres hebdomadaires du chômage US et le discours rassurant sur l’économie prononcé hier par le président Bush ainsi que les nouvelles encourageantes de Wal-Mart, numéro 1 mondial de la distribution, qui table sur un bénéfice au 3e trimestre dans le haut de sa fourchette de prévisions, ont également soutenu la cote. Pourtant, les Bourses européennes ont été mitigées, souffrant de l’appréciation de l’euro qui pénalise les grands exportateurs du Vieux Continent, notamment les fabricants automobiles et le secteur de la haute technologie. À la Bourse de Beyrouth, seules les actions A de Solidere ont fait l’objet de transactions à 7,25 $ chacune contre 7,22 $ la veille, dans un marché restreint et déserté sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI



Le dollar, qui n’était pas parvenu à profiter de la réélection du président George W. Bush la veille, s’est retrouvé hier sous pression sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs se focalisant à nouveau sur les déséquilibres de l’économie US. Les investisseurs, initialement préoccupés par les déficits jumeaux de la balance US des comptes courants et du budget fédéral, ont pris prétexte hier du ralentissement du taux de la productivité aux États-Unis, de +3,9 % au 2e trimestre à +1,9 % au 3e trimestre, pour se débarrasser davantage du billet vert. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les commandes industrielles aux États-Unis ont baissé de 0,4 % en septembre après 0,3 % en août. Cela étant, les opérateurs ont ignoré la baisse du nombre des demandeurs d’allocations...