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Tunisie Grâce présidentielle pour 80 prisonniers islamistes

Le président tunisien, Zine al-Abidine Ben Ali, a gracié 80 prisonniers islamistes, dont deux dirigeants du parti interdit Nahda. Ali Laarid était l’ancien porte-parole du Nahda, et Ziad Doulatli un responsable de cette formation qualifiée d’« organisation terroriste ». Officiellement, le gouvernement, qui nie l’existence de tout prisonnier politique en Tunisie, a seulement annoncé que le président Ben Ali accorderait sa grâce à « certains prisonniers » avant le 17e anniversaire de son arrivée au pouvoir le 7 novembre. Cette libération survient dix jours après la réélection, le 24 octobre, de M. Ben Ali pour un nouveau mandat de cinq ans. Les organisations de défense des droits de l’homme, qui accusent le gouvernement tunisien de violations marquées des libertés fondamentales, estiment que le premier test pour le président réélu sera précisément de savoir s’il accorde ou non une amnistie aux prisonniers politiques et s’il tourne la page sur la répression de l’opposition. Mais de sources politiques, on interprète davantage ces libérations comme un geste humanitaire en plein ramadan, le mois du jeûne musulman.

Le président tunisien, Zine al-Abidine Ben Ali, a gracié 80 prisonniers islamistes, dont deux dirigeants du parti interdit Nahda. Ali Laarid était l’ancien porte-parole du Nahda, et Ziad Doulatli un responsable de cette formation qualifiée d’« organisation terroriste ». Officiellement, le gouvernement, qui nie l’existence de tout prisonnier politique en Tunisie, a seulement annoncé que le président Ben Ali accorderait sa grâce à « certains prisonniers » avant le 17e anniversaire de son arrivée au pouvoir le 7 novembre. Cette libération survient dix jours après la réélection, le 24 octobre, de M. Ben Ali pour un nouveau mandat de cinq ans. Les organisations de défense des droits de l’homme, qui accusent le gouvernement tunisien de violations marquées des libertés fondamentales, estiment que le premier test...