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Actualités - Chronologie

Liban-USA Satterfield réaffirme les réserves américaines au sujet du gouvernement

Le sous-secrétaire d’État adjoint, David Satterfield, a réaffirmé les réserves de Washington au sujet de la formation et de la composition du gouvernement, soulignant qu’il est temps pour la Syrie de retirer ses troupes du Liban. Dans une interview accordée hier à al-Hayat-LBCI, M. Satterfield a souligné, s’agissant de la Syrie, « l’absence de tout progrès concernant la lutte contre le terrorisme et le Liban », que Washington veut soustraire à l’influence syrienne. « Les conditions dans lesquelles la prorogation du mandat du président Lahoud et la formation du gouvernement se sont déroulées ne reflètent pas, à mon avis, le point de vue que la communauté internationale a voulu exprimer à travers la résolution 1559, à savoir que le Liban doit être autorisé à prendre seul ses choix politiques, sans ingérence étrangère », a déclaré M. Satterfield. Il a réaffirmé les réserves de Washington au sujet de la mise en place d’un cabinet « made in Damascus », reprenant ainsi les propos du secrétaire d’État adjoint, Richard Armitage. « Ce n’était pas du tout l’intention de la communauté internationale ou du Conseil de sécurité et nous pouvons même nous demander si ce gouvernement reflète la volonté de la majorité des Libanais », a-t-il renchéri, avant de préciser que son pays « s’inquiète pour le peuple libanais qui est confronté à de nombreux problèmes, sociaux, économiques et politiques ». « Les Libanais, a ajouté M. Satterfield, ont besoin d’un gouvernement qui soit capable et désireux de les régler, qui bénéficie d’un appui national, loin de toutes les interférences étrangères et qui soit apte à placer le Liban sur la voie du développement. » « C’est ce que nous souhaitons pour ce peuple », a-t-il insisté, tout en affirmant ne pas être en mesure de se prononcer au sujet des capacités du gouvernement libanais. Selon M. Satterfield, les États-Unis « n’ont pas avec l’opposition des relations différentes de celles qu’ils entretiennent avec les autres composantes politiques du pays ». « Nous estimons que les Libanais doivent être libres d’opérer eux-mêmes leurs choix politiques. Nous ne soutenons pas une partie au détriment d’une autre », a-t-il fait valoir. Le responsable américain a mis l’accent sur le fait qu’il est temps pour la Syrie de se conformer à l’esprit de l’accord de Taëf et de se retirer du Liban. « Si les forces de sécurité sont autorisées à accomplir leur mission, elles bénéficieront du soutien de toute la nation et seront parfaitement capables de préserver et de protéger le pays », a déclaré M. Satterfield. « Personne n’essaie d’accélérer l’émergence d’un conflit syro-américain au sujet du Liban ou du territoire libanais, mais les questions suivantes doivent être adressées aux Syriens : que font-ils ? Quelles sont leurs intentions ? Nous sommes en 2004 et la présence injustifiée d’une armée étrangère sur le territoire d’un État souverain n’est pas acceptable », a-t-il dit. M. Satterfield a en outre fait indirectement assumer au Hezbollah la responsabilité des violations israéliennes de l’espace aérien libanais. « Si la frontière au Liban-Sud était restée calme comme elle l’était juste après le retrait israélien, avant que le Hezbollah ne commence à lancer des attaques contre les forces israéliennes, à travers la frontière, il n’y aurait pas eu de violations de l’espace aérien libanais et il n’y aurait pas eu de problèmes avec Israël au Liban-Sud », a-t-il indiqué, ajoutant que quel que soit le résultat des élections américaines, mardi, la politique US relative au dossier libano-syrien demeurera inchangée. Ferzli : Les camps de réfugiés au Liban sont rattachés à la souveraineté... palestinienne Le ministre de l’Information, Élie Ferzli, a menacé hier de révéler l’identité de la partie qui a exercé des pressions sur le dollar, en 1992, pour obtenir le départ du gouvernement de M. Omar Karamé, sous la pression de la rue. Répondant au sous-secrétaire d’État américain, David Satterfield, M. Ferzli a estimé que l’allusion de ce dernier aux difficultés économiques auxquelles le gouvernement libanais doit faire face équivaut à « agiter une menace » et a affirmé, par association d’idées, que le Liban pouvait procéder à « l’ouverture de ce dossier ». « Quelqu’un assume la responsabilité de ce qui s’est passé avec le dollar et les pressions sur le dollar, à cette époque », a-t-il dit. Le ministre de l’ Information a également affirmé que les États-Unis « se soucient très peu des conséquences d’une confrontation entre l’armée et les forces de l’ordre libanaises d’une part, et les Palestiniens armés de l’autre ». Il a rappelé que les camps au Liban jouissent, depuis 1973, d’un statut spécial qui les rattache à la souveraineté palestinienne. M. Ferzli a accusé le responsable américain de chercher, à travers les pressions exercées sur le Liban, à atteindre « des objectifs moyen-orientaux ». « Cette politique, a-t-il dit, menace l’unité interne et la stabilité du Liban. » Le ministre de l’Information a rappelé qu’au lendemain de l’adoption de la résolution 1559, un responsable israélien avait déclaré que cette résolution allait permettre à Israël de conclure une paix séparée avec le Liban. « M. Satterfield sait parfaitement, a dit M. Ferzli, qu’une paix séparée avec Israël ne fait pas partie des options stratégiques du Liban. » « Si quelqu’un se prend à vouloir commettre cette erreur stratégique, l’exemple de 1982 et de l’accord du 17 mai sont là pour l’en dissuader », a déclaré M. Ferzli. Selon M. Ferzli, l’évocation des difficultés économiques du Liban par M. Satterfield est « une ingérence flagrante » dans les affaires du Liban. Enfin, le ministre de l’Information a affirmé qu’il « espérait » que les propos de M. Satterfield, selon lesquels l’Administration américaine n’a aucun lien avec l’opposition libanaise, sont exacts. Jaber : Le gouvernement a besoin d’un consensus national pour relever les défis Le ministre des Travaux publics et des Transports, Yassine Jaber, a indiqué que « l’opposition devrait soutenir le nouveau gouvernement parce que ce dernier a besoin d’un consensus national pour relever les défis intérieurs et extérieurs ». « Le Premier ministre, lors de la formation du gouvernement, a tendu sa main à tout le monde », a-t-il dit. M. Jaber a aussi relevé que le gouvernement « œuvrera pour changer les choses, sachant que l’on ne peut pas accomplir des miracles en l’espace de sept mois, mais c’est le premier pas qui compte ». « L’opposition a beaucoup de revendications, a-t-il dit, et le gouvernement reprend à son compte un certain nombre de ces revendications. » « L’ancien gouvernement a réalisé beaucoup de projets et nous n’allons pas détruire ce qui a déjà été fait », a-t-il poursuivi. « Nous voulons parvenir rapidement à des solutions, l’électricité fera partie de nos préoccupations. Et la priorité sera accordée à la lutte contre la corruption », a conclu le ministre des Travaux publics et des Transports. Khalifé : L’étape à venir nécessite le dialogue et la coopération Le ministre de la Santé, Mohammed Khalifé, a indiqué que « la formation du gouvernement est une affaire interne libanaise. Que les Libanais ne s’enthousiasment pas à chaque déclaration d’un fonctionnaire du département d’État américain ». M. Khalifé répondait, dans son village de Sarafand (Liban-Sud), aux critiques de l’Administration américaine au sujet de la formation du nouveau gouvernement. M. Khalifé a appelé ceux qui misent déjà sur l’échec du nouveau gouvernement « à ne pas anticiper et à ne pas avoir de préjugés car l’étape à venir a besoin de dialogue et de coopération ». Le ministre de la Santé a également indiqué qu’il appartient « au courant politique fondé par l’imam Sadr. Les centaines de milliers de personnes qui appartiennent à ce courant dirigé par le chef du Parlement, Nabih Berry, n’ont pas besoin d’une carte de membre, car c’est un courant populaire ». Se penchant sur la question des hôpitaux gouvernementaux qui ne sont toujours pas fonctionnels, malgré le fait qu’ils soient entièrement équipés, le ministre de la Santé a relevé qu’il existe beaucoup d’hôpitaux dans ce cas, soulignant que « les citoyens libanais devraient pouvoir travailler dans ces institutions et profiter des soins qu’elles assurent ».
Le sous-secrétaire d’État adjoint, David Satterfield, a réaffirmé les réserves de Washington au sujet de la formation et de la composition du gouvernement, soulignant qu’il est temps pour la Syrie de retirer ses troupes du Liban.
Dans une interview accordée hier à al-Hayat-LBCI, M. Satterfield a souligné, s’agissant de la Syrie, « l’absence de tout progrès concernant la lutte contre le terrorisme et le Liban », que Washington veut soustraire à l’influence syrienne.
« Les conditions dans lesquelles la prorogation du mandat du président Lahoud et la formation du gouvernement se sont déroulées ne reflètent pas, à mon avis, le point de vue que la communauté internationale a voulu exprimer à travers la résolution 1559, à savoir que le Liban doit être autorisé à prendre seul ses choix politiques, sans...