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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La chute du pétrole a soutenu le dollar et les Bourses

L’euro a continué de battre en retraite sur les marchés des changes internationaux face à un dollar revigoré par une baisse des prix du pétrole due à une augmentation plus forte qu’attendu des stocks US la semaine dernière (voir par ailleurs). De l’avis unanime des experts, le fort recul des cours du brut, qui a fait espérer aux opérateurs que les approvisionnements pour l’hiver seront suffisants, ont redonné plus d’actualité aux placements en actifs US. Cela d’autant que les pressions exercées sur le dollar récemment étaient principalement dues à l’impact négatif de la flambée des prix pétroliers sur les prévisions de croissance de l’économie US à un moment où les inquiétudes à propos des déficits US et l’issue incertaine de l’élection présidentielle pesaient aussi sur lui. Dans ce contexte, la publication des commandes de biens durables aux États-Unis a largement été ignorée par les investisseurs. Elles ont progressé de 0,2 % seulement en septembre contre une baisse de 0,6 % en août, alors que les économistes tablaient sur une hausse de l’ordre de 0,5 % des commandes le mois dernier. Pourtant, l’annonce d’une hausse de 3,5 % des ventes de logements neufs contre 9,4 % pendant la même période a joué à l’actif du dollar ainsi que le Livre beige de la Fed qui a été plutôt rassurant sur la situation économique aux États-Unis, à moins de deux semaines de la réunion de son comité de politique monétaire le 10 novembre. « L’activité économique a continué d’augmenter en septembre et début octobre, et les embauches semblent avoir augmenté aussi », a souligné le Livre beige. De plus, le billet vert a bénéficié d’un accès de faiblesse du sterling après la publication du rapport mensuel de l’Association britannique des banques qui a confirmé le scénario de ralentissement conjoncturel en Grande-Bretagne, excluant toute perspective d’un relèvement du principal taux directeur de la Banque d’Angleterre la semaine prochaine. Compte tenu de toutes ces considérations, les pressions sur l’euro se sont poursuivies hier, le faisant retomber finalement à New York à 1,2705 $ contre 1,2765 $ la veille (-0,47 %). La Bourse US a continué sur sa lancée de la veille, grâce à la dégringolade des cours du brut qui a contribué à un certain transfert de capitaux du marché obligataire vers Wall Street. En outre, la publication d’indicateurs macroéconomiques généralement rassurants ainsi que de bons résultats trimestriels de sociétés comme Northrop Grumman, ConocoPhillips, Procter & Gamble, Boeing... ont également soutenu la tendance. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes sont restées dans le vert, aidées par le repli du pétrole et l’engouement pour les valeurs pharmaceutiques et les titres des télécoms. Les bancaires et les assurances ont fait l’objet aussi d’une chasse aux bonnes affaires ainsi que le secteur minier. À la Bourse de Beyrouth, la cote a été tirée encore une fois hier par Solidere avec la remontée des actions A de 6,69 $ à 6,79 $ et B de 6,54 $ à 6,99 $. Élie KAHWAGI


L’euro a continué de battre en retraite sur les marchés des changes internationaux face à un dollar revigoré par une baisse des prix du pétrole due à une augmentation plus forte qu’attendu des stocks US la semaine dernière (voir par ailleurs). De l’avis unanime des experts, le fort recul des cours du brut, qui a fait espérer aux opérateurs que les approvisionnements pour l’hiver seront suffisants, ont redonné plus d’actualité aux placements en actifs US. Cela d’autant que les pressions exercées sur le dollar récemment étaient principalement dues à l’impact négatif de la flambée des prix pétroliers sur les prévisions de croissance de l’économie US à un moment où les inquiétudes à propos des déficits US et l’issue incertaine de l’élection présidentielle pesaient aussi sur lui. Dans ce...