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ZONE EURO La croissance est de retour, les risques aussi

La Commission européenne a prévu hier une décélération de la croissance européenne en 2005 à 2 %, du fait de l’envolée « néfaste » des prix du pétrole, et Bruxelles s’inquiète de la persistance de déficits excessifs dans cinq pays, dont la France et l’Allemagne. Dans ses prévisions d’automne, l’exécutif communautaire a revu en hausse la croissance dans la zone euro cette année à 2,1 %, contre 1,7 % au printemps. Il a révisé en baisse celle de 2005 à 2 %, contre 2,3 %, en raison de la conséquence néfaste de l’envolée des prix du pétrole. Pour l’année 2006, la croissance devrait s’accélérer à 2,2 %, estime la Commission. « L’activité économique s’est intensifiée en 2004 sous l’effet du dynamisme durable de la croissance et du commerce à l’échelle mondiale », souligne Bruxelles. Dans l’ensemble de l’Union européenne, la Commission table sur une croissance de 2,5 % cette année, qui va décélérer à 2,3 % l’an prochain avant de revenir à 2,4 % en 2006. La Commission table sur un maintien durable du prix du pétrole à des niveaux élevés : le cours du baril doit s’inscrire à 45,1 dollars en moyenne sur l’année 2005, avant de décélérer à 40,1 dollars en 2006. Des risques menacent la reprise : « la persistance des prix du pétrole élevés et volatils », un ralentissement aux États-Unis du fait de la « correction de leurs déséquilibres », un rétablissement trop lent de la confiance des entreprises et des consommateurs en Europe et la « dépendance de certains pays » comme l’Allemagne à l’égard des exportations. Par ailleurs, une « forte appréciation de l’euro risque de miner l’activité économique en particulier dans le secteur manufacturier », prévient Bruxelles. Le taux de chômage dans la zone euro, prévoit Bruxelles, va rester stable à 8,9 % en 2004 et 2005 avant de baisser lentement en 2006 à 8,6 %. Bruxelles prévoit un maintien du taux d’inflation à 2,1 % en moyenne cette année et un ralentissement à 1,9 % en 2005 et 1,7 % en 2006. La reprise n’a pas permis un assainissement durable des finances publiques des grands pays, regrette Bruxelles. Les déficits publics de cinq pays de la zone euro, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Grèce et le Portugal, devraient avoisiner ou dépasser le seuil de 3 % du PIB fixé par le pacte, « sauf s’ils adoptent des mesures d’assainissement supplémentaires ». Le déficit de l’ensemble de la zone euro devrait reculer à 2,5 % du PIB en 2005 et 2006, après 2,9 % cette année.
La Commission européenne a prévu hier une décélération de la croissance européenne en 2005 à 2 %, du fait de l’envolée « néfaste » des prix du pétrole, et Bruxelles s’inquiète de la persistance de déficits excessifs dans cinq pays, dont la France et l’Allemagne.
Dans ses prévisions d’automne, l’exécutif communautaire a revu en hausse la croissance dans la zone euro cette année à 2,1 %, contre 1,7 % au printemps. Il a révisé en baisse celle de 2005 à 2 %, contre 2,3 %, en raison de la conséquence néfaste de l’envolée des prix du pétrole.
Pour l’année 2006, la croissance devrait s’accélérer à 2,2 %, estime la Commission.
« L’activité économique s’est intensifiée en 2004 sous l’effet du dynamisme durable de la croissance et du commerce à l’échelle mondiale », souligne...