ENVIRONNEMENT
La consommation de combustibles a augmenté de 700 % en 40 ans
le 22 octobre 2004 à 00h00
La population mondiale consomme environ 20 % de ressources naturelles de trop par rapport à ce que la planète peut produire, a averti hier le Fonds mondial pour la nature (WWF), dans son Rapport Planète Vivante.
Pour évaluer l’impact des activités humaines sur les ressources agricoles, marines et énergétiques, le WWF définit une « empreinte écologique » qui mesure la pression exercée par l’espèce humaine. Selon ce calcul, l’empreinte de chaque être humain est équivalente à une superficie de 2,2 hectares, alors que la Terre ne peut offrir que 1,8 hectare. Cette empreinte s’est élargie de 250 % depuis 1961.
Le WWF s’inquiète particulièrement de la croissance continue de la consommation de combustibles polluants (pétrole, gaz et charbon), qui a progressé de 700 % entre 1961 et 2000.
L’empreinte la plus large est laissée par les habitants des Émirats arabes unis, avec près de 10 hectares, du fait de la forte consommation énergétique de ce pays (70 % du total de l’empreinte). Les États-Unis et le Koweït suivent avec plus de neuf hectares, devant l’Australie (7,7 ha), la Suède et la Finlande (7 ha), l’Estonie et le Canada.
Les deux pays nordiques ont une consommation énergétique relativement faible (environ 15 % de leur empreinte), mais leur industrie du bois coûte cher aux ressources forestières, selon le WWF.
La France est 12e, avec une empreinte de près de 6 ha. Les 1,3 milliard de Chinois ont une empreinte qui mesure 1,5 ha, soit moins que la limite mondiale, le contrôle des naissances ayant restreint l’impact de la croissance industrielle du géant asiatique, qui se retrouve en milieu de classement.
Les chocs pétroliers des années 1970 ont réduit la consommation énergétique et les niveaux de pollution atmosphérique de façon temporaire, selon le rapport. Mais la hausse des prix pétroliers a eu également pour effet d’accroître la production de charbon, une énergie plus polluante que le pétrole.
La démographie, la consommation et les systèmes de production utilisés pour transformer les ressources naturelles en énergie ou en produits finis déterminent la taille de l’empreinte écologique des habitants. Des moyens de production alternatifs pourraient donc permettre de rétablir l’équilibre entre la consommation et les ressources.
La population mondiale consomme environ 20 % de ressources naturelles de trop par rapport à ce que la planète peut produire, a averti hier le Fonds mondial pour la nature (WWF), dans son Rapport Planète Vivante.
Pour évaluer l’impact des activités humaines sur les ressources agricoles, marines et énergétiques, le WWF définit une « empreinte écologique » qui mesure la pression exercée par l’espèce humaine. Selon ce calcul, l’empreinte de chaque être humain est équivalente à une superficie de 2,2 hectares, alors que la Terre ne peut offrir que 1,8 hectare. Cette empreinte s’est élargie de 250 % depuis 1961.
Le WWF s’inquiète particulièrement de la croissance continue de la consommation de combustibles polluants (pétrole, gaz et charbon), qui a progressé de 700 % entre 1961 et 2000.
L’empreinte la plus...
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