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Actualités - Chronologie

Olympisme La légitimité de la langue française de moins en moins admise

Les Jeux olympiques doivent être la vitrine mondiale de la langue française, estime Hervé Bourges, le grand témoin francophone aux Jeux désigné par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui a rendu public son rapport sur les JO d’Athènes hier à Paris. Le 15 juillet dernier, Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, avait désigné Hervé Bourges comme « grand témoin » pour étudier la place du français, langue officielle des Jeux, lors des Jeux olympiques d’Athènes 2004. L’article 27 de la charte olympique fixe le français, à parts égales avec l’anglais, comme langue officielle du mouvement olympique. « Les Jeux olympiques constituent indéniablement pour la langue française une occasion unique de se faire entendre dans le monde entier et de se faire connaître comme une langue de communication internationale à l’égal de la langue anglaise, et hors des enceintes seulement diplomatiques », écrit l’ancien président du Conseil supérieur français de l’audiovisuel (CSA). Hervé Bourges rappelle que les JO d’Athènes ont été regardés par « 4 milliards de téléspectateurs, dans le monde entier (...). Les échos des annonces faites en grec, en français et en anglais ont ainsi résonné sur tous les continents ». Vitrine Il dresse ensuite un diagnostic mitigé : « La place du français a été constamment reconnue dans les discours officiels et dans la plupart des réalisations concrètes liées à l’organisation des épreuves. Mais sa légitimité comme langue de communication internationale était de moins en moins admise. » « En clair, poursuit-il, les Jeux olympiques offrent une vitrine formidable au français, mais cette vitrine n’a pas été suffisamment utilisée et éclairée à Athènes. Il est indispensable qu’elle le soit mieux et plus à Pékin en 2008. » Il note que « sur les 45 000 volontaires sélectionnés pour ces jeux, on comptait 1 200 francophones ». Le système interne de communication (INFO 2004) avait été entièrement traduit dans les trois langues (grec, français, anglais). Mais « plusieurs journalistes français ont fait observer que la traduction française arrivait presque systématiquement après la version anglaise », note le rapport. Autre détail noté dans le rapport Bourges : plusieurs officiels et athlètes de pays membres de la francophonie se comportent « comme s’il était plus chic ou plus élégant de faire leurs conférences de presse et leurs interventions en anglais pour la presse internationale ». Une attitude que Bourges dénonce comme « défaitiste ». Ne pas baisser les bras Et de demander « une prise de conscience au sein de toutes les fédérations sportives des pays francophones, et que celles-ci revendiquent l’usage du français et le respect de la charte olympique ». Hervé Bourges propose une stratégie pour les quatre années à venir d’ici aux Jeux de Pékin 2008. « Rien ne doit être négligé pour obtenir une parfaite visibilité du français dans les médias mondiaux lors des prochains Jeux olympiques », écrit-il. Le « grand témoin » recommande donc que l’OIF prenne contact avec le CIO au plus haut niveau, et également avec le comité d’organisation des Jeux de Pékin (BOCOG). Il propose une action auprès des médias, l’octroi de crédits spéciaux pour cette action et la création d’une cellule de veille permanente. « Compte tenu de la prédominance actuelle de l’anglais, la communauté francophone ne doit pas baisser les bras, ni se résigner », conclut le rapport.
Les Jeux olympiques doivent être la vitrine mondiale de la langue française, estime Hervé Bourges, le grand témoin francophone aux Jeux désigné par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui a rendu public son rapport sur les JO d’Athènes hier à Paris.
Le 15 juillet dernier, Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, avait désigné Hervé Bourges comme « grand témoin » pour étudier la place du français, langue officielle des Jeux, lors des Jeux olympiques d’Athènes 2004.
L’article 27 de la charte olympique fixe le français, à parts égales avec l’anglais, comme langue officielle du mouvement olympique. « Les Jeux olympiques constituent indéniablement pour la langue française une occasion unique de se faire entendre dans le monde entier et de se faire connaître comme une langue de...