Porto : millésime prometteur malgré des débuts manqués
le 19 octobre 2004 à 00h00
Le Porto 2004-2005, que le Paris-SG rencontre mercredi en Ligue des champions de football, semble être un millésime prometteur, en témoigne sa victoire à Lisbonne face au Benfica en championnat du Portugal (1-0), mais n’a encore rien de commun avec les deux précédentes cuvées, exceptionnelles.
Après avoir remporté deux titres de champion du Portugal (2003, 2004), une Coupe du Portugal (2003), une Coupe de l’UEFA (2003) et une Ligue des champions (2004) en seulement deux saisons, le FC Porto, désormais privé de son stratège du banc José Mourinho et de son maître à jouer Deco, paraît rentrer dans le rang cette saison. L’épisode rocambolesque du départ de l’entraîneur italien Luigi Del Neri, début août, deux mois à peine après son arrivée, a d’abord fait drôle d’impression pour un club champion d’Europe en titre. Derrière une « interruption du contrat de travail pour des raisons d’ordre personnel », se cachait en fait une mésentente entre Del Neri et le tout-puissant président Jorge Pinto da Costa. Avec l’Espagnol Victor Fernandez aux commandes, le début de championnat du Portugal a été hésitant, presque préoccupant, avec trois nuls lors des trois premières rencontres (11e au classement après 3 journées).
Et le premier match de Ligue des champions (gr. H), mi-septembre à domicile face au CSKA Moscou (0-0) n’a pas du tout rassuré les supporteurs des « Dragons ».
Fin septembre, la défaite à Londres face au Chelsea (3-1) de son ancien mentor José Mourinho est ensuite venue mettre le FC Porto dans une situation presque aussi périlleuse (1 point) que celle du Paris-SG (0 point) en vue de la qualification pour les 8es de finale.
Mais les Dragons n’avaient pas été aussi humiliés dans le jeu que le PSG quinze jours plus tôt à domicile (défaite 3-0). « Ce score ne correspond pas à ce qui s’est passé sur le terrain », remarquait d’ailleurs à raison Fernandez. Car le redressement est tangible depuis un mois : Porto a enregistré trois succès consécutifs en championnat, dont deux à l’extérieur, en marquant cinq fois sans concéder de but, et a retrouvé un rang plus conforme à son standing (3e à un point des coleaders Benfica et Maritimo Funchal). Dimanche, les champions d’Europe sont allés chercher la victoire au stade de la Luz à Lisbonne, face à Benfica lors du traditionnel – et explosif – choc entre les deux plus prestigieuses équipes du pays. « Une victoire justifiée », clamait le jeune prodige brésilien Diego, arrivé de Santos (1re div. brésilienne) à l’intersaison. Avec Luis Fabiano, Derlei et Carlos Alberto, Diego donne des couleurs « auriverde » à l’attaque de Porto.
En y ajoutant les noms de Costinha, Maniche, Ricardo Quaresma, Helder Postiga et Seitaridis, le PSG peut constater que, malgré la saignée de l’été, ce Porto-là a tout d’un bon cru.
Le Porto 2004-2005, que le Paris-SG rencontre mercredi en Ligue des champions de football, semble être un millésime prometteur, en témoigne sa victoire à Lisbonne face au Benfica en championnat du Portugal (1-0), mais n’a encore rien de commun avec les deux précédentes cuvées, exceptionnelles.
Après avoir remporté deux titres de champion du Portugal (2003, 2004), une Coupe du Portugal (2003), une Coupe de l’UEFA (2003) et une Ligue des champions (2004) en seulement deux saisons, le FC Porto, désormais privé de son stratège du banc José Mourinho et de son maître à jouer Deco, paraît rentrer dans le rang cette saison. L’épisode rocambolesque du départ de l’entraîneur italien Luigi Del Neri, début août, deux mois à peine après son arrivée, a d’abord fait drôle d’impression pour un club champion...
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