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Actualités

Vient De Paraître La poésie de Nadia Tuéni dans la langue de Goethe

Un joli ouvrage, au finissage impeccable, avec une belle reliure et des caractères de toute netteté. Le verbe phosphorescent de Nadia Tuéni, avec sa musicalité ensoleillée et ses somptueuses images évoquant un Orient fait d’amour et de déchirures, vient d’étre traduit dans la langue de Goethe. Sous le titre Jenseits des blicks (Au-delà du regard, édition Verlag Hans Schiler – 159 pages), des extraits de la poésie de Nadia Tuéni sont groupés, dans leur double version franco-allemande, pour une longue promenade dans un monde lyrique où réalité, imaginaire, réflexion et rêves se rejoignent dans les arcanes des vers libres et d’une tessiture impalpable comme le vent... Excellente présentation de nombreux extraits (L’âge d’écume – 1965, Juin et les mécréantes – 1968, Poèmes pour une histoire – 1972, Le rêveur de terre – 1975, Liban: 20 poèmes pour un amour – 1979, Archives sentimentales – 1982, La terre arrêtée – 1984) qui jettent, à travers des sonorités étrangères, une lumière différente sur les écrits de l’un de nos meilleurs poètes. Avec en exergue la phrase suivante: «…Chaque jour est résurrection avec la complicité de la terre», cet ensemble de poèmes se place d’emblée sous le signe jouissif et péremptoire de la vie et de l’espoir que nul ne peut abattre… Après deux notes de présentation de Huberta von Voss (excellente traductrice aussi des poèmes judicieusement sélectionnés de cet ouvrage) et de Angelica Neuwirth, ainsi que des poèmes de Georges Schéhadé dédiés à l’auteur de Juin et les mécréantes, on retrouve avec infiniment de plaisir les mots de la grande dame du Parnasse libanais francophone, sous un éclairage neuf, dans ses scintillements multiples et ramagés où la joie, la tristesse, la souffrance et le deuil ont des fragrances pénétrantes et envoûtantes… Monde sonore riche et fastueusement imagé, reproduit dans les méandres et le souffle d’une langue étrangère qui lui prête encore une dimension nouvelle et permet ainsi à de nombreux lecteurs étrangers de découvrir l’originalité et les beautés d’une inspiration, toujours d’une brûlante actualité, qu’on n’a pas fini de savourer. Edgar DAVIDIAN

Un joli ouvrage, au finissage impeccable, avec une belle reliure et des caractères de toute netteté. Le verbe phosphorescent de Nadia Tuéni, avec sa musicalité ensoleillée et ses somptueuses images évoquant un Orient fait d’amour et de déchirures, vient d’étre traduit dans la langue de Goethe.
Sous le titre Jenseits des blicks (Au-delà du regard, édition Verlag Hans Schiler – 159 pages), des extraits de la poésie de Nadia Tuéni sont groupés, dans leur double version franco-allemande, pour une longue promenade dans un monde lyrique où réalité, imaginaire, réflexion et rêves se rejoignent dans les arcanes des vers libres et d’une tessiture impalpable comme le vent... Excellente présentation de nombreux extraits (L’âge d’écume – 1965, Juin et les mécréantes – 1968, Poèmes pour une histoire –...