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Actualités - Chronologie

Les lecteurs ont voix au chapitre

À propos d’« Impression » À quelques jours de la signature du recueil de Fif Abou Dib, «Au petit bonheur», des lecteurs réagissent à ses billets du samedi. Un émerveillement « La cuisine de Rose », comme beaucoup de vos articles, est un émerveillement que l’on a juste envie de tracer sur un papier à dessin. Jacqueline PETMEZAKIS Une description fascinante Votre description si élégante (L’Orient-Le Jour du 11/9/04) du désert, de la minuscule Tichit et de son peuple, essentiellement miséreux mais enrichi par ses interactions avec la culture, était fascinante. Elle m’a rappelé une photo qui fait partie d’un petit recueil d’images et de citations que je rassemble par intérêt pour tout ce qui me semble être beau, romanesque ou autrement stimulant (…) Qu’il me soit permis de rendre, par la même occasion, un hommage plus adéquat à la rubrique – si gracieuse – dont vous gratifiez de temps en temps vos lecteurs et vos lectrices. Rachid A. KOLEILAT Ancien directeur et conseiller de l’Unicef Entre hier et aujourd’hui Nauséabonde est cette odeur qui se dégage de l’ex-promontoire d’ordures, (baptisé Biel aujourd’hui) à chaque hausse de température et qui envahit, entre autres, les régions d’Achrafieh et ses environs. Il manquait cette panne de courant électrique pour nous ramener le noir des années de guerre. Pourtant, dans les années trente du siècle dernier, deux grands hôtels accueillaient dans leurs salons des hommes politiques qui préparaient l’avènement de l’independance. Je cite, dans la capitale, le Saint-Georges avec sa baie naturelle et son eau pure polluée, et presque unique de la région, et le Grand Hôtel de Sofar. Entre hier et aujourd’hui, tout a été bouleversé. L’un a été amputé de sa baie et de son droit de restaurer, et l’autre, en ruine, a préféré la traduction anglaise « so far » pour rester loin de son passé. Antoine SABBAGHA L’autre « miracle » de la migration Afin de montrer de l’intérêt pour l’initiative de la SPNL (Société pour la protection de la nature au Liban) au sujet du « miracle de la migration », et ayant préalablement réservé des places pour le transport, je me suis rendu à l’heure dite au parking du centre Sofil pour constater que le transport prévu pour Ibel es-Saki n’était pas au rendez-vous. Les nombreuses personnes présentes furent désagréablement surprises d’apprendre que le transport avait été purement et simplement annulé. J’ai alors décidé de me rendre à Ibel es-Saki par mes propres moyens. J’ai constaté sur place que malgré la bonne volonté de quelques bénévoles, la Journée mondiale des oiseaux était réduite à sa plus simple expression. Les visites prévues de la citadelle de Hasbaya, de la prison de Khiam ainsi que les spectacles programmés pour cette occasion avaient été également annulés. Il est regrettable que cette initiative, qui aurait été une excellente promotion pour cette belle région du Liban-Sud, n’ait pas eu de suite. Toutefois, j’ose espérer pour les prochaines célébrations du « miracle de la migration » une organisation qui soit à la hauteur de l’évènement. Robert KOSERMELLI À l’heure de l’écologie L’un trouve « fascinante » la description du désert de la minuscule Tichit ; l’autre avoue son émerveillement pour « la cuisine de Rose ». Et tous deux se rejoignent pour dire leur délectation à la lecture des billets de Fifi Abou Dib. Avions-nous, un moment, cru les Libanais brouillés avec de tels sentiments ? Ils viennent de temps à autre nous prouver combien nous avions tort. Tenez, c’est un peu comme la nature. Après avoir pendant longtemps, et en vain pensait-on, mené campagne contre tous les crimes dont la nature est quotidiennement victime, voici que les réactions positives se multiplient. C’est d’abord une interrogation : que reste-t-il aujourd’hui de nos forêts ? Suivie de la relation d’une expérience personnelle dans le Hermel, d’un rappel historique et enfin d’un cri d’alarme : au Liban, il ne reste plus qu’une superficie totale de 60 millions de mètres carrés plantée d’arbres, ce qui, on en conviendra, est bien peu, même pour un pays de 10 452 kilomètres carrés. Écologie toujours : un correspondant parle des odeurs nauséabondes qui se dégagent d’un ancien promontoire d’ordures, pour peu qu’il fasse chaud et que l’électricité vienne à manquer, tandis qu’un autre relate ses mésaventures à l’occasion d’une journée qui aurait dû être consacrée à observer « le miracle de la migration ». Analyse logique Alors voilà : il paraît que c’est Marwan qui a tenté d’assassiner M. Hamadé, de la même manière que Béchir avait réglé son compte au président Gemayel, que René avait éliminé le président Moawad, ou que la France, cette ennemie héréditaire, avait fait abattre son amabassadeur à Beyrouth. Il est tout aussi évident que c’est M. Gabriel Murr qui a fermé la MTV, que ce sont les mères libanaises qui enferment leurs garçons dans les prisons syriennes, et que c’est vous et moi qui avons supplié Émile Ier de bien vouloir rester à Baabda... C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, je suis la reine d’Angleterre, les Syriens sont des anges, et notre Nasser Kandil... une lumière ! Camille KASPARIAN Forêts en danger de mort Le Liban vert : depuis qu’on nous en parle… Que reste-t-il aujourd’hui de nos forêts, de nos montagnes, de nos vallées, de cet oxygène si pur qu’enfants, nous respirions autrefois ? En partant d’une expérience personnelle, je voudrais témoigner de l’état des forêts du Hermel, où nous avons campé avec des habitants du jurd. Il est vrai que le cèdre est le symbole du Liban, de sa solidité et de sa pérennité. Ce que j’ignorais, c’est l’existence de genévriers (« lezeib » en arabe), une variété qui ne pousse qu’à plus de 2 600 mètres et qui peut vivre jusqu’à 3 500 ans. Tous deux existent, et en nombre, dans le Hermel. Mais peut-être que je devrais, pour en parler, utiliser l’imparfait ? Car ces deux arbres sont la cible préférée des prédateurs humains. Selon les habitants de la région, ce sont les Français qui ont donné, dans les années vingt, le signal de cette déforestation acharnée, très vite suivis par les Anglais. Certes, l’État a tenté de mettre le holà à l’entreprise barbare qui se poursuit de nos jours, et un organisme officiel, le Plan vert, a été créé. On connaît le sort qui lui a été réservé… Il ne reste plus des forêts que 10 % environ, soit quelque 60 millions de mètres carrés, réparties entre Kammouha, Chbouh, Karam Sbat et Kobeyate. Les habitants de la région réclament l’intervention de l’État pour sauver ce qui peut encore l’être. Est-ce trop demander ? Hikmat ABOU ZEID Prendre une maman par la main Nasri, Karim, Nancy, Léa-Lune, Ali, Haytham, Sylvana et d’autres enfants ont donné un témoignage bouleversant lors de l’émission Kalam el-Nass, mardi 12 courant. Tous sont atteints de cette maladie qu’on ose à peine nommer : le cancer, sous des formes différentes, notamment la leucémie. Ils sont pris en charge par le St Jude Children’s Cancer Center, et c’est souvent à la porte de cet hôpital et en lisant son nom qu’ils réalisent ce qui leur arrive. St Jude : une infrastructure à part entière qui travaille en lien étroit avec son homonyme américain et le 10e étage de l’Hôpital américain de Beyrouth. Ce lieu n’est pas un monde à part, mais il existe avec son équipe médicale et soignante, ses bénévoles, ses donateurs discrets et ses assistants psychologiques, tous présents pour entourer, accompagner ces enfants et surtout leur administrer le traitement adéquat, en général pour une durée de 3 ans. Les mères ont souvent besoin de plus de courage et de soutien que leur enfant. Elles sont meurties, ébranlées quand elles sentent cette partie d’elles-mêmes, la plus précieuse, menacée. Les repères de ces parents sont bouleversés, et ils deviennent fragiles et vulnérables. C’est souvent l’enfant-adulte qui, avec courage et dignité, les prend par la main et affronte la douleur, les traitements, la chimiothérapie. Mais tous rêvent encore de jouer au foot, d’aller à l’école, de devenir ingénieur, journaliste, mais surtout médecin « pour guérir les autres » ! Ce dossier constitue une leçon pour nous tous. La vie et la santé sont à elles seules un cadeau. À consommer avec gratitude. Danièle KHOURY Adressez vos commentaires par fax (01/360390), par lettre (Rubrique Courrier des lecteurs, boîte postale 2488) ou par mail : redaction@lorientlejour.com
À propos d’« Impression »

À quelques jours de la signature du recueil de Fif Abou Dib, «Au petit bonheur», des lecteurs réagissent à ses billets du samedi.

Un émerveillement

« La cuisine de Rose », comme beaucoup de vos articles, est un émerveillement que l’on a juste envie de tracer sur un papier à dessin.

Jacqueline PETMEZAKIS

Une description fascinante

Votre description si élégante (L’Orient-Le Jour du 11/9/04) du désert, de la minuscule Tichit et de son peuple, essentiellement miséreux mais enrichi par ses interactions avec la culture, était fascinante. Elle m’a rappelé une photo qui fait partie d’un petit recueil d’images et de citations que je rassemble par intérêt pour tout ce qui me semble être beau, romanesque ou autrement stimulant (…)
Qu’il me soit permis de rendre, par...