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Soudan Le Darfour au menu d’un sommet africain en Libye

Les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays africains ont jugé nécessaire hier d’accentuer la pression sur le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour pour parvenir à un accord sur cette région de l’ouest du Soudan. Les ministres se sont retrouvés en Libye, où le colonel Mouammar Kadhafi a accueilli dans la soirée les dirigeants du Soudan, du Nigeria, d’Égypte et du Tchad pour un sommet portant sur les moyens de mettre fin aux combats du Darfour et de relancer les négociations de paix sous l’égide de l’Union africaine (UA). « Sans pression, nous ne pouvons pas obtenir de solution », a déclaré Nagoum Yamassoum, ministre tchadien des Affaires étrangères, présent à Tripoli. Son homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit, a pour sa part estimé que les pays africains devaient pousser les deux parties à « assouplir leurs positions ». Aucun ministre n’a évoqué de mesures précises qui pourraient être évoquées à Tripoli, où certains rebelles du Darfour sont présents, mais sans grand espoir d’avancée vers un règlement du conflit. De son côté, le Rwanda a annoncé hier le report pour une semaine du déploiement de son bataillon de soldats de maintien de la paix, qui devait arriver au Darfour ce week-end dans le cadre de la force de l’UA. Les autorités rwandaises ont expliqué ce retard par des problèmes logistiques. D’autre part, le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl a contesté hier les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) selon lesquels 70 000 personnes sont mortes de maladie ou de malnutrition au Darfour depuis mars dernier. M. Ismaïl a affirmé aux journalistes que ces chiffres étaient « faux » et que le bureau local de l’OMS avait pris ses distances par rapport à ces informations en affirmant qu’elles ne provenaient pas du bureau local mais du siège principal à Genève. Le gouvernement « envisage d’enquêter sur les motifs d’une telle information erronée », a-t-il affirmé.
Les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays africains ont jugé nécessaire hier d’accentuer la pression sur le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour pour parvenir à un accord sur cette région de l’ouest du Soudan.
Les ministres se sont retrouvés en Libye, où le colonel Mouammar Kadhafi a accueilli dans la soirée les dirigeants du Soudan, du Nigeria, d’Égypte et du Tchad pour un sommet portant sur les moyens de mettre fin aux combats du Darfour et de relancer les négociations de paix sous l’égide de l’Union africaine (UA). « Sans pression, nous ne pouvons pas obtenir de solution », a déclaré Nagoum Yamassoum, ministre tchadien des Affaires étrangères, présent à Tripoli.
Son homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit, a pour sa part estimé que les pays africains devaient pousser les deux...