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Thalès : rumeurs en rafales
le 18 octobre 2004 à 00h00
Le marché parisien a été animé, pendant tout le courant de la semaine dernière, par les spéculations et les rumeurs concernant un rapprochement de Thalès avec d’autres partenaires dans le secteur de la défense.
Spécialisé dans l’électronique professionnelle (équipements, systèmes et services associés), Thalès est un acteur de poids dans les domaines civils (contrôle du trafic aérien, transactions électroniques) mais surtout dans le domaine militaire (radars et systèmes de défense). La défense représente plus de 62 % du chiffre d’affaires, en particulier la défense aérienne et les missiles et l’aéronautique environ 17 %. Près de 75 % du chiffre d’affaires est réalisé hors de France.
Déjà, l’an dernier, une rumeur avait couru autour d’une éventuelle prise de contrôle de Thalès par Dassault Aviation ou BAe Systems. Ces rumeurs avaient provoqué la réaction du coprésident d’EADS qui avait alors signifié son hostilité à un tel rapprochement qui menacerait la coopération existant entre les deux groupes.
À l’heure où la France continue sa politique de privatisation dans un contexte budgétaire serré, les 31 % du capital de Thalès détenus par l’État français pourraient bien faire l’objet d’une transaction suivie d’une opération de rapprochement. Selon le quotidien La Tribune, une banque-conseil d’EADS aurait réalisé une étude dans ce sens, préconisant le rachat de la part de l’État français pour environ deux milliards d’euros, suivie d’une offre publique d’échange permettant la fusion des deux entités.
Une autre rumeur faisait état de l’annonce imminente de la fusion de l’activité navale de Thalès avec la DCN (Direction des chantiers navals), établissement public contrôlé par l’armée française. Cette annonce serait faite à l’occasion de la tenue à Paris du Salon « Euronaval » du 25 au 29 octobre. Or un tel rapprochement serait sévèrement critiqué dans le rapport de la banque-conseil cité ci-dessus.
Une chose est sûre, Thalès suscite beaucoup de convoitises et la poursuite du désengagement de l’État français de ses participations dans les sociétés semi-publiques devrait permettre une opération prochaine sur le titre. Après avoir touché un niveau d’environ 26 euros, l’action a rebondi aux alentours de 27,50 euros, encore loin du niveau de 33 euros atteint en avril dernier.
* Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Le marché parisien a été animé, pendant tout le courant de la semaine dernière, par les spéculations et les rumeurs concernant un rapprochement de Thalès avec d’autres partenaires dans le secteur de la défense.
Spécialisé dans l’électronique professionnelle (équipements, systèmes et services associés), Thalès est un acteur de poids dans les domaines civils (contrôle du trafic aérien, transactions électroniques) mais surtout dans le domaine militaire (radars et systèmes de défense). La défense représente plus de 62 % du chiffre d’affaires, en particulier la défense aérienne et les missiles et l’aéronautique environ 17 %. Près de 75 % du chiffre d’affaires est réalisé hors de France.
Déjà, l’an dernier, une rumeur avait couru autour d’une éventuelle prise de contrôle de Thalès par Dassault...
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