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Actualités - Opinion

La Bourse de Beyrouth s’enfonce, assommée par al-Walid ben Talal

La Bourse de Beyrouth a pâti la semaine dernière de l’accès de faiblesse de Solidere qui a beaucoup souffert de l’assombrissement du climat d’investissement dans le pays. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par les propos tenus par l’émir al-Walid Ben Talal à l’occasion de l’ouverture du Forum du tourisme et du voyage à Beyrouth, selon lesquels « les investisseurs sont inquiets de la situation politique qui ne les encourage pas à se maintenir au Liban ». Cela d’autant qu’il a fait savoir que plusieurs d’entre eux lui « ont récemment proposé de me céder leurs projets dans le but ultime de se désengager du marché libanais ». Cela étant, il n’était guère surprenant que la société libanaise pour le développement et la reconstruction du centre-ville de Beyrouth, qualifiée comme étant l’unique locomotive de la cote libanaise, subissait de fortes pressions au lendemain de ces propos. En effet, les actions A de cette société devaient fléchir de 7,86 $ à 7,30 $ (-7,12 %), et celles de la catégorie B de 7,90 $ à 7,31 $ (-7,47 %) pour un total d’échanges portant sur 1 218 875 titres des deux catégories, représentant 89,82 % de l’ensemble du marché. De ce fait, les hausses de 1,88 % des 2 000 actions C de la Bank of Beirut de 7,95 $ à 8,10 $ et de 5,17 $ des 62 500 actions B de la même banque de 11,60 $ à 12,20 $, ainsi que de 0,66 % des 19 000 actions C de la Byblos Bank de 1,51 $ à 1,52 $ sont passées comme inaperçues, surtout que ce compartiment n’a représenté que 7,28 % de la cote la semaine dernière. Il en est de même du maintien de 38 780 actions de Holcim à 0,60 $ aux industrielles, ainsi que de 13 parts du Beirut Lira Fund à 101 700 LL et de 555 parts du Bierut Golden Income à 102 000 LL sur le Junior Market. En effet, l’indice Blom des valeurs libanaises a dû abandonner tout le terrain qu’il avait gagné depuis début septembre, affichant à la fin de la semaine écoulée 589,55 points contre 616,02 points à la fin de la semaine qui l’a précédée, soit une baisse de 4,3 % en moyenne. Ce mouvement est d’autant plus significatif qu’il s’est accompagné d’un surcroît d’activité avec un volume d’affaires portant sur 1 357 028 titres négociés d’une valeur de 10 445 123 $ contre 1 041 470 titres d’une valeur de 8 495 277 $ pendant la même période. E. K.
La Bourse de Beyrouth a pâti la semaine dernière de l’accès de faiblesse de Solidere qui a beaucoup souffert de l’assombrissement du climat d’investissement dans le pays. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par les propos tenus par l’émir al-Walid Ben Talal à l’occasion de l’ouverture du Forum du tourisme et du voyage à Beyrouth, selon lesquels « les investisseurs sont inquiets de la situation politique qui ne les encourage pas à se maintenir au Liban ». Cela d’autant qu’il a fait savoir que plusieurs d’entre eux lui « ont récemment proposé de me céder leurs projets dans le but ultime de se désengager du marché libanais ».
Cela étant, il n’était guère surprenant que la société libanaise pour le développement et la reconstruction du centre-ville de Beyrouth, qualifiée...