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Actualités - Chronologie

À suivre cette semaine Les petites compagnies d’exploration pétrolière

Par l’équipe des marchés de FFA L’annonce par le géant Royal Dutch/Shell d’un plan pour dépenser plus de 45 milliards de dollars pour accroître ses capacités de production en pétrole et gaz naturel a provoqué une onde de choc dans les marchés. Ce plan d’investissement à long terme sera accompagné de cessions d’actifs non stratégiques pour environ 12 milliards de dollars. En janvier dernier déjà, Shell avait destabilisé le marché pétrolier en reconnaissant publiquement que ses réserves en pétrole et en gaz avaient été surestimées de 20 % dans ses comptes, annonce qui a conduit à une cascade de procès et à la démission de son PDG. Cette annonce a mis en exergue la délicate situation du marché pétrolier, dans un contexte où l’augmentation des capacités de production ne semble pas suivre l’augmentation de la demande en produits pétroliers, ce qui s’est traduit notamment par un retour du baril à New York la semaine derniere à 49 dollars le baril. Même si les facteurs déclenchants de ces hausses subites et brutales sont toujours les « usual suspects » que sont devenus les ouragans des Caraïbes et le feuilleton Ioukos, il semble bien que le marché souffre d’un déséquilibre profond et durable. L’annonce de Shell est intéressante en ceci qu’elle confirme que la hausse des prix du baril va rendre possible et rentable l’exploitation de nouveaux gisements, pour lequel le coût d’extraction se situe jusqu’à 25 dollars le baril, alors que, jusque-là, aucune compagnie pétrolière ne voulait prendre le risque d’un point mort se situant au-dessus de 20 dollars le baril. Cette annonce est un signal fort aux marchés pétroliers que la hausse des prix est durable et que le prix d’équilibre se situe bien au-delà de 25 dollars le baril. Mais l’indication la plus intéressante pour les investisseurs est celle concernant l’orientation nouvelle des « Majors » pétrolières qui veulent accélérer le cycle de remplacement de leurs réserves et explorer ou acquérir de nouveaux champs d’exploration. D’ores et déjà, de petites sociétés ayant des licences d’exploration, situées en Afrique ou ailleurs, voient le prix de leurs actions flamber ces derniers jours. On pourrait citer à titre d’exemple First Calgary Petroleum (FCP.T) et Centurion (CUX.T) à Toronto, ou Maurel et Prom (MAU.Fr) à Paris. * Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de « L’Orient-Le Jour ».
Par l’équipe des marchés de FFA

L’annonce par le géant Royal Dutch/Shell d’un plan pour dépenser plus de 45 milliards de dollars pour accroître ses capacités de production en pétrole et gaz naturel a provoqué une onde de choc dans les marchés. Ce plan d’investissement à long terme sera accompagné de cessions d’actifs non stratégiques pour environ 12 milliards de dollars.
En janvier dernier déjà, Shell avait destabilisé le marché pétrolier en reconnaissant publiquement que ses réserves en pétrole et en gaz avaient été surestimées de 20 % dans ses comptes, annonce qui a conduit à une cascade de procès et à la démission de son PDG.
Cette annonce a mis en exergue la délicate situation du marché pétrolier, dans un contexte où l’augmentation des capacités de production ne semble pas suivre...